‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812Chapitre 37 sur 181 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

bonne, de Wilna. Dès le lendemain , c'est-à-dire le 1 7 m ai^^Nappléon quitta Dresde et prit J|a route de Thorn, où il arriva le aA du même ' mois. Voyant que l'empereur Alexandre ne se , laissait pas intimider par le formidable appareil de ses forces , et conservait le langage de dignité convenable à un prince déterminé à maintenir ; à tout prix son indépendance, il résolut de ne / plus tarder à se mettre en campagne, de crainte! de perdre en négociations infructueuses la sai-l son la plus favorable aux opérations militaires. ! Peu de jours après son arrivée à Thorn, il donna l'ordre d'envoyer les passeports que le prince ! Kourakin avait demandés, et fit écrire au gêné- / rai Lauriston de demander aussi les siens. Les ; troupes françaises avaient déjà franchi la Vistule , ' et se rapprochaient des frontières de la Russie. ' Pendant que la rupture se décidait ainsi entre j la France et la Russie , cette dernière puissance parvenait enfin à terminer ses affaires avec les , Turcs. Les conférences de Bukarest duraient déjà depuis plusieurs mois, sans que Ton pût s'accorder sur les articles du traité : la négociation était d'autant plus épineuse que toutes les* marques de condescendance de la part des plénipotentiaires russes étaient représentées à ceux des Turcs, par les émissaires français, comme

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un signe de faiblesse dont la Porte devait se prévaloir pour hausser ses prétentions. La campagne qui allait s'ouvrir entre les Français et les Busses, et le traité du iï mars entre la France et l'Autriche, dont une des clauses portait la garantie de l'intégrité des états de la Porte, semblaient devoir augmenter les difficultés en donnant un nouveau poids aux raisonnements des Français : aussi y eut-il un moment où Ton crut que le congrès serait dissous, et les hostilités recommencèrent même sur le Danube; mais le souvenir

) , des défaites précédentes, et les bons offices de

\ ; l'Angleterre et de la Suède , l'emportèrent enfin i sur toutes les sollicitations de la France : la paix

,K , fut signée à Bukarest le î6 mai.

* La Porte céda à la Russie toute la Bessarabie ,

avec les places dlsmaïl et de Kilia, et la partie de la Moldavie située à la gauche du Prôuth, y compris les places de Khotin et de Bender. Ce traité doit être * considéré comme fort avantageux pour la Russie ; à la vérité elle renonça au reste de la Moldavie et à la Walachie, provinces dont la possession lui avait été garantie dans le^ conférences d'Erfurt; mais dans la situation où se trouvait l'empire, il lui importait moiris dé faire de nouvelles acquisitions que d'assurer ses frontières méridionales, afin d'opposer toute* ses forces à l'orage qui allait éclater.

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