CHAPITRE m. l
l'on ne voyait qu'Un seul désir, celui dé faire repentir fennettii d'avoir violé lé territoire sacré de la patrie. Cependant cette ardeur fut contrariée pour le moment par les ordres dé retraite reçus du quartier- général, qui furent exécutés ponctuellement. Lé i4, le général Baggowouth vint à Chirvinty, et les généi'aux Toiiczkof et Schouwalor se réunirent dans une position en avant de WLlna. L'arrière - garde de Touczkof s'établit à Novoï-Troki; un détachement de
« Napoléon a fermement décidé dans sa pensée de rainer la <i Russie. Les propositions les plus modérées sont demeurées n sans réponse. Une invasion inopinée a dévoilé , d'une ma- « nière évidente, la fausseté dès protestations pacifiques enc< core récemment refiottvelées. il ne mé reiste donc plus qu'à « prendre les armes et à einj)loyèr tous les rdoyéhh que là « Providence a mis en înon pouvoir pour repousser là force « par la force. J'ai pleine confiance dans le zèle de mon 'i peuple et dans la bravoure de mes troupes. Étant mena- <- cées dans leurs propres foyers , elles les défendront avec « la fermeté et l'intrépidité qui les caractérisent. La Provi- « dence sanctifiera notre juste cause. La défense dé la patrie, « la conservation de l'indépendance et de l'honneur national «< nous ont forcé à ceindre l'épée. Je ne poserai pa^ lés tii'ities « tant qu'un seul guerrier ennemi restera sur le territoire de « mon empire. Ma bienveillance est avec vous.
ALEXANMIE.
Wilna, le i3 juin de Tan 1812.
l66 CAMPAGNE DE l8l2.
quatre bataillons et quelques escadrons fut placé à RykontVj pour observer la rpute^ de Rowno.
Ee^général Dorôthor , qui commandait l'arrièregarde du 4* corps, n'ayant pas reçu à temps l'ordre de retraite , ne suivit point la marche de son corps , et demeura à Orany . Comme le passage du fleuve avait un peu retardé la marche en avant de l'armée française, le général Barklay, voyant que l'ennemi ne paraissait pas en force , résolut de suspendre aussi de son côté la retraite; en conséquence, les généraux Baggowouth, Touczkof et comte Schouwalof, durent s'arrêter jusqu'à nouvel ordre.
Le comte Wittgenstein , ayant appris que les ennemis avaient passé la frontière , s'était aussi mis en retraite ; mais craignant que les Français , de Kowno , ne le prévinssent à Willkomirz , il engagea le général Ouvarof à se soutenir dans ce point jusqu'à son arrivée. Le i4, Wittgenstein vint à Chaty, et le i5 il arriva à Willkomirz; son arrière-garde, commandée par le général-major Koulnef , et composée de 4 bataillons î et de 4 escadrons, avec 3oo kosaques et six ' pièces de canon, prit poste à Déwaltowa. Le même jour, Oudinot vint à Chaty.
Le lendemain , le maréchal français se reporta en avant. Dans la matinée, son avant-garde ren-