‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812Chapitre 74 sur 181 · CHAPITRE lïl. l · texte numérisé non relu

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pas de temps à perdre pour concentrer son armée , onvoya sur-le-champ des ordres à tous les chefs de corps de se mettre en retraite , d'après la direction donnée d'avance. L'on expédia en = même temps des courriers au général Platof et au prince Bagration, pour leur signifier de com- i raencer les opérations d'après le plan qui leur .. avait été communiqué précédemment. Le i3, l'empereur Alexandre annonça la guerre à ses \ troupes, par un ordre du jour conçu en ces | termes :

« Depuis long-temps déjà nous avions remar- « que de la part de l'empereur des Français des (c procédés hostiles envers la Russie ; mais nous savions toujours espéré les éloigner par des « moyens conciliants et pacifiques. Enfin , voyant ce le renouvellement continuel d'offenses évidence tes, malgré notre désir de conserver la tran- « quillité , nous avons été contraints de complète ter et de rassembler nos armées. Cependant «nous nous flattions encore de parvenir à une «réconciliation, en restant aux frontières de « notre empire , sans violer l'état de paix , et seu- « lement prêt à nous défendre. Tous ces moyens « conciliants et pacifiques ne purent conserver le « repos que nous désirioyns* L'empereur des France çais, en attaquant subitement notre armée à

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« Rowno , a le premier déclaré la guerre. Ainsi , « voyant que rien pe pput le rendre accessible «au désir de conserver la paix, il ne nous reste «plus, en invoquant à notre secours le Tout- « Puissant, témoin et défenseur de la vérité, qu'à « opposer no^ forces aux forces de l'ennem^. Il « ne m'est pas nécessaire de ^appeler aux com- «mandant^, aux chefs des çc^ps et aux soldats, «leur devoir et leur bravoure; le sang des va- « leur eux Slaves cpplg daps leu|:§ veines. Quer- « riers! vous défendez la religion, la patrie et la « liberté ! Je suis avpc VQU§. Dieu est contre Ta- « gresseur! d

AUÇXAIÏDRE.

Cette proclamation acheva d'exalter l'esprit militciire des troupes qui brûlaient de se mesurer avec l'ennemi (i). Dans tous les rangs de l'armée,

(i) La guerre fut annoncée à la nation par la lettre suivante , que sa majesté écrivit au maréchal comte Soltikof , commandant en chef à Pétersbourg.

« Comte Nicolas Iwanowiez ! les troupes françaises ont « passé la frontière de notre empire. La stricte observation a ^^ Tallinpce ^ ^té pfiyée par la plus perfide agression. Pour « çpnseryer lit paix, j'ai épuisé tous (es ^loyens compatibles « avec la 4ignité de ma couronne et les intérêts de mon « peuple. Tous mes efforts ttit^été sans succès. L'empereur

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