CHAPITRE III
qu*à Podoubinki , son arrière- garde jusqu'à Skirliany. Le quartier-général fut porté à Boïarelli. Le I ^^ corps vint à Pokolma , et le a® à Labonory etMalzorony. Le 1,8, l'armée séjourna pour donner le temps aux bagages de déblayer la route de Swentsiany ; mais le ï^^ et le 2® corps continuèrent leur mouvement rétrograde, et vinrent le 1 ^"^ à Tauroggui , et le 2® à Roltiniany. Le 1 ^'^ corps de cavalerie, qui formait la liaison du comte Wittgenstein avec le général Baggowouth, se porta à Antolomesto, Le 5® corps , qui formait la réserve et qui se trouvait à Swentsiany, se replia aussi jusqu'à Staré-Dowguelichki , pour faire place aux troupes qui allaient arriver près de Swentsiany. Le 19, les 3^ et 4® corps, et le 2® de cavalerie , se réunirent dans une position à deux werstes en avant de Swentsiany. On laissa des arrière-gardes à Lulino et Soré. Le 2® corps demeura à Roltiniany. Le i*** de cavalerie vint à Pelouché, et le i^' corps à SoUok, laissant des arrière-gardes à Tawroguini et Dawgueli.
L'empereur Napoléon , avec ses gardes, avait jugé à propos de s'arrêter à Wilna pour attendre l'arrivée de l'armée du vice-roi , qui passa le Niémen le 19 à Pilany, près de Roumchichki, et pHFIà route de Wilna (i^.
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(i) Napoléon resta à Wilna pour vaquer aux soins admi-
172 CAMPAGNE DE l8l2.
Les autres corps de la grande armée française reçurent ordre de continuer leurs mouve-
^ ments. Le maréchal Oudinot, de Wilkomirz , se dirigea sur la Duna. Le roi de Naples, à la tête
; du corps de cavalerie de Montbrun et des divisions Priant et Gudin du corps de Davoust, dut poursuivre Tai^mée russe sur la route de
I Swentsiaiiy ; il avait eti soutien les colonnes du maréchal Ney. Le général Nanàouty, avec les divisions Bruyères et Saint-Germain, de soncotps de cavalerie , et la division Morand de celui de Davoust , fut poussé de Némenczin sur Mikhalichki , pour tâcher d'isoler le corps de Doktorof ,
nistraûfs de son immense armée. Leà vivres ne pouvaient suivre sa marche rapide , et le pays dévasté et couvert de forêts n'y suppléait point. Ses premiers pas furent de terribles pronostics : des pluies battantes abîmaient des chevaux, qui n'avaient pour toute nourriture que du seigle verd ; 4 mille périrent en moins de trois marches, et laissèrent I ao canons et 5oo caissons dételés à V7ilna. Le défaut de vivres fournit prétexte aux pillards de battre les campagnes à vingt lieues à la ronde, et plus de 3io mille éraÎMrds répandaient déjà la désolation, six jours après Téntréé en campagne\ Il faut ajouter à ce ttiste tableau que déjà là dissenterie menaçait de ses horribles ravages : les plus illustres personnages même n'en étaient pas exempts. Bientôt a 5 niille moribonds encombrèrent les hôpitaux de Wilna ; les villages de Lithuanic en étaient remplis.