CHAPITRE III
et d'empêcher sa jonction avec le gros de l'armée russe. Le maréchal Davoust , avec le reste de ses forces, composé des divisions Desaix et Compans , des brigades de cavalerie légère de Bordesoult et Pajol, et de la division de cuirassiers de Valence , tirée du corps de Nansouty , prit la route de Wilna à Ochmiany , afin de maintenir la séparation de l'armée du prince Bagration avec celle du général Barklay, et de remplacer ainsi le vice-roi, qui, trop arriéré, ne se trouvait plus en mesure de remplir sa destination primitive. Le général Grouchy , à la tête de sa cavalerie , dut coopérer aux mouvements de Davoust en se dirigeant sur Olchany.
Les corps ennemis de droite et de gauche précipitaient aussi leurs mouvements pour se mettre en ligne avec leur grande armée. Le maréchal Macdonald avait passé le Niémen à Tilsit le 1 2 , et le 1 8 il était arrivé à Jlossieny . Le roi de Westphalie traversa le fleuve le 1 8 à Grodno ; les kosaques du général Platof , qui occupaient cette ville , se replièrent vers Lida. he prince de Schwartzemberg ne put franchir la frontière que le a i , ce qu'il exécuta çn passant le Boug à Moguilnica , près de Droguiczin.
Le mouvement des Français sur Wilna avait été si prompt, cpie le corps du g^éral Doktorof
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et le détachement du général Dorokhof faillirent être coupés. Le général Doktorof était à Lida au moment de 1 invasion. Les ordres de retraite qu'il reçut du quartier-général de Wilna, l'enga- ' gèrent à concentrer son corps le 1 5 à Olchany. } Le 1 6 , il continua sa marche sur deux colonnes , f la I "^^ se dirigeant par Ochmiany et SoUy sur Douiiachewo , la 2®par Koutséwiezi sur Smorgoni. Le T 8, il réunit son corps à Dounachewo. Le même jour, à 8 heures du matin, le général Kreutz qui, avec un régiment de hussards et un de dragons , flanquait sa marche du côté de Wilna , rencontra à Ochmiany deux escadrons ennemis qu'il expulsa de cette ville. Les prisonniers déclarèrent
( que ces escadrons formaient l'extrême avant-garde
i deDavoust.Le général Doktorof, se voyant côtoyé i par l'ennemi, sentit la nécessité de précipiter sa retraite. Le 19, il se porta de Dounachewo à Swir.
I Par cette marche de 4^ werstes, il réussit à devancer les têtes des colonnes que l'ennemi dirigeait de Wilna pour intercepter sa ligne de retraite. Le 20 , Doktorof, arrivé à Rpbylniki, se trouva en ; communication directe et en ligne avec la grandie j armée réunie à Swentsiany. Ainsi l'activité de ce
l général assura la jonction de son corps avec le i reste de l'armée.
Le général Dorokhof fut moins heureux. Ce