CHAPITRE III
2^ était de 1 1 bataillons. Le centre était soutenu par deux lignes de cavalerie; la première, de 16 escadrons de dragons; la 2^, aussi de 16 escadrons de hussards et d'hulans. La prer^ière ligne de l'aîle gauche, composée de 8 bataillons, était placée derrière les redoutes 8, 9 et 10. Elle avait en soutien 2 bataillons, 8 escadrons de dragons et 8 de hulans. La réserve générale, placée derrière le second rang de redoutes, avait en première ligne i3 bataillons; la deuxième, était composée de 6 bataillons , ayant sur chacune de leurs ailes 8 escadrons de cuirassiers. iSa bouche»^ feu , réparties dans les batteries entre les redoutes, défendaient les accès de la position; 222 autres pièces de canon furent tenues en réserve. Ainsi l'on voit que l'armée, renfermée dans le camp, était composée de 94 bataillons et 81 escadrons. En outre, l'on avait posté à la droite de la Duna, en face de la droite du camp, un détachement de trois bataillons et de quatre escadrons avec douze canons. Un autre détachement de quatre bataillons et de quatre escadrons avec douze canons , fut également placé vis-à-vis de la gauche, derrière la ville de Drissa. Ce dernier détachement établit dans la ville de Drissa même , une batterie de quatre canons pour flanquer le grand retranchement de la gauche du
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camp. Le reste de l'armée était, comme nous l'avons vu , à la droite du fleuve, vis-à-vis de Léonpol et à Proudniki, sous les ordres des généraux comte Wittgenstein et Doktorof.
Quoique la position que nous venons de décrire , malgré quelques défauts dans la disposition des ouvrages, fut assez forte, elle ne pouvait plus convenir à l'armée russe; elle eût présenté un point stratégique excellent si Napoléon avait riianœvi vré sérieusement sur Pskow ou la Livonie ; mais comme il n'avait fait que des démonstrations vers sa gauche , et qu'il portait la masse de ses forces sur sa droite, il devenait évident que les Russes ne pouvaient plus demeurer à Drissa, sans risquer d'être tournés par leur gauche et rejetés sur la Livonie et la mer, entièrement hors de toutes leurs communications avec l'intérieur de l'empire. Afin d'éviter ce terrible résultat, il fut résolu d'évacuer le camp de Drissa, et de remonter la rive droite de la Duna par Polotsk vers Witebsk. Cette direction était d'autant meilleure, qu'outre l'avantage de rapprocher l'armée de la ligne importante du centre, par Smolensk à Moscou , elle convergeait encore avec celle que devait prendre le prince Bagration , et facilitait ainsi la jonction si désirée et si nécessaire des deux armées. On ne laissa , dans
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les environs de Drissa, que le corps de Wittgenstein qui, joint au détachement du prince Repnin , était fort de aS mille hommes. Le comte Wittgenstein reçut Tordre de couvrir la route de Pétersbourg : comme sa destination n'était que défensive, il ne devait pas s'aventurer audelà de la Duna; s'il était pressé par des forces supérieures , sa ligne de retraite lui fut indiquée par Sébege et Pskow , sur Nowgorod.
Le 2 juillet , l'armée évacua le camp de Drissa et traversa la Duna ; le a® corps se posta à Pokaéwtsy ; le 5® près de Drissa , sur la rive droite de la rivière de ce nom; les 3® et [^ s'avancèrent jusqu'à Oustinovo, et le 6« se porta à Wolyntsy; le quartier - général fut à Drissa. Les 2® et 3® corps de cavalerie demeurèrent à la gauche de la Duna, pour soutenir les avant - postes. Le lendemain , le 2® corps se réunit au 5®; le comte Wittgenstein le remplaça à Pokaéwtsy ; les autres corps séjournèrent.
Le 4i l'armée se remit en marche sur deux colonnes ; celle de gauche , composée des 2* et 5^ corps, s'arrêta à Wolyntsy, et les 3^ et [\ ^ qui formaient celle de droite , vinrent à Proudniki; le quartier- général fut porté à Prilouki; le 6^ corps se posta près de Kostolomy; son arrière- garde, composée du 3® corps de cava-
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lerie , aux ordres du général comte Pahlen , passa la Duna à Dissna , et s'arrêta à la droite du fleuve , en face de cette ville. L'aide-de-camp-général Rorf , avec le 2® corps de cavalerie, traversa la Duna à Drissa, et fit l'arrière-garde de la colonne de droite. Le 5, la ccjonne de gauche vint à Sokolitsy, et celle de droite à Baraoukh, où le général Barklay porta son quartier - général : le 6^ corps conserva sa position. Le 6, l'armée arriva à Pololsk et fut placée près de la ville , sur la roule de Witebsk; le quartier-général fut transféré à Polotsk ; le 6® corps remplaça la colonne de droite à Baraoukh.
Les inquiétudes que les Russes avaient conçues pour leur gauche n'étaient point dénuées de fondement. Napoléon avait, en effet, formé le dessein de manœuvrer contre cette aile avec Yj la masse de ses forces. Pour mettre à exécution a/ I '^ ce projet, il n'attendait que l'arrivée du vice-roi. jf y 4 Ce dernier vint àNowy-Troki le aS juin, et ^^ j deux jours après Napoléon remit son corps en ( mouvement sur Dokchitsy, où il arriva le 6 f juillet, après avoir passé par Ochmiany, Smor- 1 goni et Wiléïka. Le maréchal Mortier, avec une / partie de la garde, partit de Wilna le 27 juin, I et arriva à Gloubokoïé le 4 juillet. Le reste de la garde et les Bavarois, qui composaient le