‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812Chapitre 90 sur 181 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

corps de Saint-Cyr, suivirent la marche de Mortier, à -quelques journées de distance. Napoléon arriva lui-même le 6 à Gloubokoïé. Le roi de Naples, sur l'avis de l'évacuation du camp de Drissa , quitta aussi Opsa et se dirigea vers Polotsh .

L'empereur Alexandre avait quitté l'armée à PoTotsk, et était parti pour Moscou, afin d'activer, par sa présence , Tes armemeuts intérieurs de l'empire. Napoléon ayant efifectué son invasion avec une plus grande masse de forces qu'on ne lui en supposait de disponibles , les armées russes se trouvèrent numériquement trop faibles , et l'on fut obligé4M HIïLi£S T;gj[lfor eer de recourir à de nouvelles levées, j ^^ailleurs , il était urgent d'organiser de nombreuses réserves pour soutenir la guerre qui pouvait traîner en lon- [ueur. L'em pereur Alexandr e ayant pris la ferme résolution de ne point poserT[ès^"armes" avant d avoir expulsé l'ennemi du territoire sacré de la patrie, il s'agissait de prendre de grandes mesiu^es pour atteindre ce but. Un édit im périal ^ daté du camp de Drissa, du i^' juillet, avait

déjà statué une levée de recrues de 5 j^r 5oo^

mâles, dans les deux gouvernements de la Russie* ? Blanche, et dans ceux de Podolie, de Wolhynie,^, de Livonie et d'Ësthonie; mais cette mesure

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\ n'étant pas suffisante , Sa Majesté se détermina I à s'adresser à ses sujets , en leur faisant connaître i et la situation et les besoins de la patrie. Le pre- I mier appel adressé à la ville de Moscou était j conçu en ces termes (i).

y4 la ville de Moscou y notre première capitale.

« L'ennemi est entré avec de grandes forces « sur le territoire de la Russie ; il vient ravager « notre chère patrie ! Quoique l'armée russe , brû- « lante de courage , soit prête à s'opposer aux « mauvais desseins de ce téméraire ennemi et à « les déjouer ; cependant notre sollicitude et « nos soins paternels pour nos fidèles sujets, ne « nous permettent pas de les laisser dans l'in- « certitude sur le danger qui les menace , afin « que l'ennemi ne tire pas avantage de notre im- « prévoyance. Résolus, en conséquence, à ras- « sembler dans l'intérieur de nouvelles forces pour « assurer notre défense , c'est à Moscou , ancienne « résidence de nos ancêtres, que nous nous adres- « sons avant tout ; elle fut toujours la première « des villes de la Russie , et c'est de son sein que

(i) Cette pièce, traduite littéralement du russe, perd pécessaireroent beaucoup de sa force primitive.

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