‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812Chapitre 92 sur 181 · CHAPITRE III. 2o · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. 2o

« forces qui , en inspirant une nouvelle terreur à « l'ennemi , puissent former une deuxième bar- « rière pour soutenir la première, et pour dé- « fendre les maisons , les femmes et les enfants « de tous.

(c Nous avons déjà fait un appel à la ville de « Moscou , notre première capitale , maintenant (c nous nous adressons à tous nos fidèles sujets , «à tous les corps de l'état, à toutes les condi- « tions , tant ecclésiastiques que civiles , en les « conviant à une levée unanime et générale , « pour coopérer avec nous contre tous les desft seins et les tentatives de Fennemi. Qu'il ren- « contre à chaque pas de fidèles enfants de la a Russie , qui le combattront avec tous leurs a moyens et toutes leurs forces , en fermant « l'oreille à ses artifices et à ses tromperies. Qu'il « trouve dans chaque gentilhomme un Pojarskoï, a dans chaque ecclésiastique un Palistyn , dans « chaque bourgeois un Minin. Illustre noblesse , « tu as été en tous temps le sauveur de la patrie! « Saint synode et clergé , toujours par vos fer- « ventes prières vous avez appelé sur la Russie * « la bénédiction divine ! Peuple russe , digne « descendant des valeureux Slaves , plus d'une « fois tu as brisé les dents des lions et des tigres a qui s'élançaient sur toi. Unissez- vous tous avec

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« la croix dans le cœur et le fer dans la main , « et aucune force humaine ne prévaudra contre « vous.

ce L'organisation primitive des nouvelles levées <c est confiée, dans tous les gouvernements, à la « noblesse, qui réunira les hommes qu'elle des- « tinera pour la défense de la patrie, et choisira « les chefs dans son propre sein. L'on enverra la (c liste des hommes réunis, à Moscou, où l'on « nommera le chef suprême de toute la levée. »

\ ALEXANDRE

Au camp près de Polotsk, le 6 juillet 1812.

Précédé de ces deux proclamations , l'empereur arriva le 1 1 juillet à Moscou, où Sa Majesté fut reçue avec les témoignages les plus touchants de fidélité et de dévouement. La crise où se trouvait l'état , loin d'abattre les esprits , n'avait fait qu'exalter les sentiments d'honneur national et de patriotisme. Toutes les conditions se ralliaient franchement au chef de l'empire , et manifestaient le désir sincère de voler au - devant des sacrifices que d'impérieuses circonstances pouvaient nécessiter.

Le 1 5 , la noblesse et les marchands de Moscou furent invités à se rendre au palais impérial. L'assemblée fut imposante autant par le calme

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