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Romains avaient organisé en grand , soit dans des parcs, soit dans de vastes ménageries, la reproduction de plusieurs espèces sauvages, à peu près comme on le fait de nos jours pour la multiplication du gibier dans les réserves. J'ai des raisons de penser qu’on se servait de cette méthode non-seulement pour la reproduction des cerfs, des daims, des sangliers, des taureaux sauvages, et des autres herbivores, mais aussi pour la propagation des ours, des panthères, des lions, des autruches, et de beaucoup d’autres espèces. C'était sans doute en Afrique et en Syrie que se trouvaient les établissements destinés à la multiplication des lions et des léopards, animaux qui, ainsi que l'ours, se reproduisent en captivité : nous en avons eu la preuve au Muséum d'histoire naturelle, du moins pour l'ours et le lion. Quant aux autruches, il y a encore de nos jours en Arabie et dans l’intérieur de l'Afrique des peuplades qui élèvent et multiplient ces grands oiseaux , pour faire commerce de leurs plumes.