EXPLICATION DES MÉDAILLES
N° 1. — Tète diadémée de Ptolémée L®", Soter, tournée à droite, avec l'égide autour du cou.
R. — TOAEMAIOY BASIAENS. — Figure virile imberbe, tenant de la main droite un foudre (?}, l'épaule gauche recouverte d’une draperie, debout sur un char traîné par quatre éléphants marchant à gauche ; à l’exergue, le monogramme l'A. Sfatère d’or.
No 2. — Tête laurée et barbue de Jupiter, tournée à droite,
R. — BASIAENS 3EAEYKOY. — Pallas sur un char trainé par quatre éléphants. Tetradrachme d'argent.
Le type de cette médaille est remarquable en ce que les éléphants y ont la tête surmontée de cornes de taureaux. Au-dessus de ces animaux. on voit une ancre, type qui se trouve sur plusieurs médailles des rois de Syrie, et qui rappelle l'ancre que Séleucus portait marquée sur la cuisse, par suite du rêve qu'avait fait sa mère Laodice, lorsqu'elle etait enceinte de lui. (Justin., xv, 4. — Vaillant, Seleucid. imper.; Seleuc. Nican.)
N° 3. — Tête de Démétrius, rai de la Bactriane, coiffée de la dépouille d'un éléphant. Au-dessus, on voit les traces d’une bélière qui a servi à suspendre la médaille : la coiffure est un peu effacée vers le centre.
R. BASIAENE AHMHTPIOY. — Hercule (ou Démétrius sous les traits de ce dieu) debout, de face, se posant une couronne de peuplier sur la tête, et tenant de la main gauche une massue ; son bras est couvert de la peau du lion de Némée, Tétradrachme d'argent.
Cette médaille, qui est très-rare, fait partie de la collection de M, le général Court.
N° 4.—Médaille de Ptolémée IX, Alexandre. Tête d'Alexandre le Grand, coiffée de la dépouille d’un éléphant, et tournée à droite.
R.IITOAEMAIOY BASIAEQS. — Aigle debout sur un foudre, tourné à gauche. — Bronze module 6.
N° 5. — Tête d’Antiochus VI, Épiphanes, radiée et ceinte de lierre, tournée à droite.
R. — BAXIAEQY ANTIOXOY EIIPANOYS AIONYSOY. — Éléphant portant un flambeau avec sa trompe. Derrière , une corne d’abondance et les lettres ZTA. — Bronze module 6. — Voyez page 378.
N° 6. M. AYP. ANTAONINOC, AYT. — Tête laurée de Caracalla, tournée à droite.
R. — NIKA[T]EON. — Élépant cataphracte, monté par un cornac qui
le conduit à l’aide de la cuspis ou &pmn. — Bronze module 7. Voyez pages 266 et 376.
N° 7.— Buste d’'Hercule couronné de laurier, avec une massue sur l'épaule droite, tournée vers la gauche.
R. Éléphant d'Afrique monté par un cornac vêtu d’un long manteau posé comme celui des Arabes. L'homme porte à la main la cuspis comme dans la médaille précédente. Argent; médaille incertaine de Numidie ou de Mauritanie, Voyez page 256.
N° 8. — Instruments de sacrifices.
R.— CAESAR. — Éléphant d'Afrique écrasant un serpent. — Denarius d'argent.
J'ai cité cette médaille page 220 , not. 1.— Les instruments de sacrifices se rapportent à la charge de souverain pontife exercée par César.
Toutes ces médailles, à l'exception du n° 3, existent à la Bibliothèque royale, et j'en dois la communication à l’obligeance de AL. de Longpérier, premier employé du cabinet des antiques, lequel à bien voulu se charger aussi &e rédiger cette explication.
N° 9. — Cuspis, stimulus, où dom, dont on faisait usage pour diriger la marche de l’éiéphant. Représentation tirée d’un ancien bas-relief, ainsi que je lai dit à la page 256, note 5.
Observation sur la médaille n° 8.
IL n’est pas douteux pour moi que cette médaille ne doive être regardée comme un monument de la victoire de Thapsus ( voyez ce que j'ai dit à ce sujet, page 220). Cependant, suivant Servius, le surnom de Cæsar aurait été donné à l’un des ancêtres du dictateur, pour avoir tué de sa main , en Afrique, un éléphant, animal que, suivant cet auteur, on appelait Cæsar en langue punique. « Cæsar (dictus), vel quod cæso matris ventre «natus est, vel quod avus ejus in Africa manu propria occidit elephantem « qui Cæsar dicitur Pœnorum lingua. »(Servius, ad Virg. Æneid., 1, vs. 285 éd. Burmann.) Spartien émet, au commencement de la vie d'Ælius Verus, une semblable opinion ; seulement, suivant lui, le mot Cæsa où C«sar serait tiré, non de la langue punique, mais de la langue maure,. On pourrait conclure de là que l'emblème de l'éléphant se trouvait sur les