CHAPITRE XX
que Sonnaz occupait ; cet officier ne Aa iSgo. se doutant point de la ruse , attaqua ce détachement , poursuivit les fuyards avec peu de précaution, et donna dans un gros d'ennemis , qui lui tuè- .rent ou prirent près de trois cents hommes : le général français attaqua le matin du 3 la position de Gialion : .cinq cents mousquetaires piémontais , forcés dans leurS retranchemens , après une résistance opiniâtre , périrent pour la plupart les armes à la main (i) :^(OTMti. ule succès de ce combat porta l'alarme " '' ^ dans Suse , où l'on apprit cependant bientôt que Lesdiguières reprenait la route d'Embrun.
La guerre continuait toujours en Provence ; le parlement venait de donner le commandement en chef de l'arméeau comte de Martinéngo, qu'il nomma lieutenant-général de la couronne : le premier soin du nouveau chef fut celui de remettre l'ordre dans les troupes , et il diminua par ce moyen les impositions de trois cents mille francs ; mais plus le nom de cet officier devenait cher à la Provence , plus les ennemis de Martinéngo aigris contre"^ lui pressaient le duc de Savoie d'aller lui-même y prendre le commandement de l'armée , et la direc- .tion des affaires (a): ces conseils s'ac- toi-pi". cordaient trop avec les désirs de Chartes Emmanuel pour ne pas être bien re$ua:
<..>yGooglf
558 GUERHES DU PIÉMONT itn iSgo. ce .prince ayant fait passer h âavotie rartillerie qu'il voulait conduire par mer ' en Provence , travet^a le col de Tende à la tête de quatre itiilte hommes , et arriva le i3 octobre à ï'Jice, où il reçnt les coBiptîmens des .dtéïmlés du parle- (ociniMw*.- iwent (i)i, et où le comte de Martinengo lï^p!'V-'Âii"«i" stia le ïecevoiï" avec biiit cents chevaux: ^V,'«"''s.°' lé prince p'iéihcatàis e^rtfa le 16 sur les terres de Fra»cfe, en faisant •occuper par des d^tachettiens les petiifes places sur sa route;; Rïo*s feeul avait été dispensé de recevoir uhffe tarnison savoyarde , «DUS la condition 'aé nk point adinetlre fdes troftpes royalistes dans ses murs : la situation avantageuse de cette petite ville, dont l'attaque aurait arrêté l'armée, détermina le duc de Savoie à consentir à cet acconi, qui ne tarda pas à être violé; car k peine les Piémontais eurent-ils re-
Sris leuï- marche , que trois cents solats de taonsieur de La-Vallette entrètènt dans Mons.
H devenait dès-lors imprudent de laisser cette place sur les derrières de l'arwiéfe , et Charles vivement piqué d'avoir été trompé, en ordonna l'attaque; mais ses kigéiiieurs Ini ayant rapporté qu'il était impossible d'y conduire du canon pour dresser les batteries , ce prince voulut la reconnaître en personne, et il s'en approcha suivi seulement de cinq cents arquebusiers : pendant que le duc de