CHAPITRE XX
Savoie s'exposait ainsi comme un simple An iSgo. ofBcier sous le feu des ennemis , il survint un violent orage, qui éteignit en un moment toutes les mèches de son escorte; les assiégés le remarquèrent, et exécutèrent une vigowense sortie; les Piémontais ne pouvant se servir de leurs armes, commençaient à ptier ; ChaHes aurait été enlevé sans ressource , si Martinengo ■n'eût prompteraent fait avancer la gendarmerie , qui ayant mis pied à terre , ' repoussa , la lance à la main , les Français dans leurs murs: le duc 4e Savoie ach«va Je tour 4e8 fort^ations , et voulut se charger lui-même de diriger le transport de l'artillerie , que ses ingénieurs persistaient à croire impossiUe : l'en monta à force d'en^ns •quelques pièces de campagne sur les h;3uteiirs qoi eem«and«nt Mons; et i peioe commença ient-etles à tirer , que Jes assiégés detnaudèrent à capituler ; mais on refosa d« les entendre ; les portes de "la ville 'lurent enfoncées à coups de caneti , «t le vain- 3nenr y entra le feu et le -fer & la 'main: ouze des principaux fcabitans qui avaient appelé les troupes de La-Vatlette furent pendus , et trente autres envoyés aux galères : les places voisines de Mons s'empressèrent -d'envoyer leurs députés au camp des Piémontais -(i) : le doc de (i)tDtii. Savoie fit le 18 octobre -une entrée magnifique à Aix : on l'y reçut âvec transport,
56o GUERRES DU PIÉMONT
^niSgo. . et le aS le parlement lui confia le coiti' (,) Mur«»«. mandement général de la Provence (i) ; ■n. - Boucii. î liv. Charles Emmanuel ne s'arrêta que peu »i'>ûrTAu»ini de de jouFs dans celte ville; il en partit avant ■i'Crt!u.T«'d." la fin d'octobre, voulant assiéger Salon, !l%i'CAî.'sw'.k!; que six cents hommes défendaient : l'arài^Si °' *" mée prit son camp autour de la place : l'on dressa une batterie de douze pièces de canons; et les fauxbourgs de Salon furent emportés d'assaul, sous la proteC' tion du feu de cette artillerie : la ville , .battue en brèche , arbora le drapeau blanc,, et la garnison qui s'était retirée - <au château , obtint le 4 décembre d'en sortir avec armes et bagages : Charles -fit alors attaquer le château de Miramas, ainsi que quelques autres petites villes , dont la prise facilitait le siège de PertSl'lfT^^ir, tuis (2). L'armée ayant passé la Durance '""oi ïapii. à Cadenet (3) , investit la place sur la fin de décembre ; la garnison se défendit avec opiniâtreté : le mauvais temps qui survint retardait extrêmement les travaux , et redoublait les souffrances des Piémontais : enfin il fallut lever le siège : la garnison inquiéta la retraite des Savoyards , et pour sauver son artillerie, Charles dut charger l'ennemi en personne à la tête de ses gardes du corps : ce prince donna alors des quartiers de repos aux troupes, et se rendit uiBwjr.t™.. ». à Aix pour assister à l'assemblée des ""('sVaÔ^hV^iiî' ^t^'s ^^ '^ province (4)> après avoir M, <h.pV 'pris le château de Grondboii (5).