‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 110 sur 176 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

quelque ville par les royalistfs. — . Les Piémontais menacent Grenoble.

— Lesdiguières accourt en Dauphiné,

XJès que les Genevois reçurent les se- Ani5a\. cours qu'Us attendaient de France, ils se mirent de nouveau . en campagne ; aux premiers jours de janvier, ils poussèrent des détachemens jusqu'aux environs d'Annecy: Don Christophe de Guévare, officier espagnol commandant à la Bx>que, tenta inutilement de les arrêter; il perdit la vie dans une rencontre où sa troupe fat défaite , et cet avantage / ayant ouvert à l'ennemi le pays jusqu'à l'Arve, le château de Boringe fut atta-

3 né (1): un détachement chargé de 'e »(îi\SS.'?;^.7, éfendre soutint trois jours de feu, et s'ouvrit un passage à travers les postes des assiégeans, qui maîtres de la place, s'avancèrent en Faucigny (a). mJ'J.^**''''^^

Don-Âmé de Savoie avait rassemblé quelques troupes à Annecy; ses mouvemens concertes avec ceux du gouverneur de Bonne , paraissaient devoir arrêter les ennemis dont ou menaçait le ilanc : déjà les Piémontais s'étaient avancés jusqu'à Boringe , que les Genevois abandonnèrent, après avoir miné les fortifications du château , et fait sauter le pont sur l'Arve : on se proposait de les suivre , malgré l'inégalité des forces, lorsque le Tom.U. 34 .

An iSf)!. lE^neral piémontais se vit obligé de renoncer à ses vues pour porter ailleurs se& soÎDS :' une conspiration qui tendait k introduire les Français dans la ville se découvrit à Gbambéry , en même temps qae monsieur de Sancy entrait dans le pays de Vand à la tête d'un gros corps de Suisses. Don Araé, menacé à la fois sur les points les plus éloignés de son gouvernement, revint à Annecy,comme dans une position centrale ,- et il n'y resta pas long-temps sans apprendre , qu'aux premiers jours de février, monsieur de Sancy avait traversé le lac de Léman , et débarqué près de Tbonon, qni ouvrit aes portes, la garni-son s'étant eo&rmée dans le cb&teaa od commandait monsienr Corapois : cinq, pièces de canon dressées en oatterie eurent bientôt renversé les vieux murs d»

;^'p,^;^;~ cette faible place; on signa le 6 (i) tme ^^ capitulation que le vainqneur observa

mal ; les cbefs ayant fermé les yeux sur les désordres des troupes, elles dévalisèrent les Savoyards, et se permirent contre les habitant les plus grandes cruautés.

Après la prise de Tbonon sept cents- Suisses allèrent assiéger Ëvian: quoiqne kl ville ne se défendît qu'un moment , on ta traita avec une extrême rigueur ; monsieur de Bouvilard, qui manquait de munitions de guerre , ' rendit le iq le

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