CHAPITRE XXÏ.' 37 r
château où il s'était enfermé ; et les en- An iSgi. nemis , maîtres alors de cotlrir la campagne, eniporlèrent à Genève jusqu'aux portes et aux fenêtres des nfaisoiis qu'ils j>illaient (i). Don Ame de Savoie trop ui■'^^^■'^*■ iaiblepou^ combattre, distribua ses troupes le long du Fiés, pour couvrir An- > * necy ; sa position , qui assurait la gauche de cette rivière , était d'ailleurs assez bonne , tant que les Français ne se portaient pas sur le Rhône , ou sur le Guie ; mais monsieur dé Lesdiguières en attaquant les Échelles , lé premier ibars, obligea les Savoyards de revenir à Chambépy : le général piémontais s'étaiit joint dans cette ville à un corps de troupes, que le marquis de Treffort Conduisait de Bresse , prit la résolution de secourir les Échelles , et se mit en marche par Saint- Jean de Coux; cependant le capitaine Corbeau se rendit prisonnier de guerre le 3 au matin, à U vue de l'armée de secours , qui attaquait les avant* postes des assiégcans:' la faiblesse de cet officier rendit la marche dé l'armée inutile d'une part, pendant que monsieur de Sancy en avait profité de l'autre, en assiégeant Bonne (2) : la position de Don Amé était des „îi^.îîSÎ',"i;^.i; plus embarrassantes ; s'il sê tenait en présence de Lesdiguières , Bonne tombait infailliblement, et s'il allait au secours d« cette viUe , Chambéry était
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373 GUEftRES DU PIÉHOHT
'Aa iSgt. entiereiaent découvert : heureusement monsieur de Lesdiguières , rappelé en Provence , abandonna les frontières d^ Savoie ; et les Piémontais laissant un ek.'.. '""■*• faible corps en face des Échelles (i), repassèrent en diligence à Annecy.
Le siège de Bonne était levé; mon- / sieur de Sancy avait rétabli le por>t de Boringe , et passé l'Arve ; Don Àmé,.
qui venait défre joint par un corps d'infanterie espagnole , aux ordres du mailre-de-camp Ollivero, et par le marquis de Trevilo, qui commandait quel-, que cavalerie napolitaine , crut pouvoir se mesurer avec Sancy, et lui livrer bataille, ou le forcer à se retirer; son avis ayant été approuvé par le conseil de guerre , l'armée se mit en marche le la mars: à son approche l'ennemi, extrêmement surpris d'une diligence qu'il ne prévoyait pas , abandonna le village de Cornier , repassa l'Arve ,■ et se retrancha dans les ruines du château de Boringe, où il disposa avantageusement cinq pièces de canon : les Piémontais s'approchèrent de la tète de pont; mais J'attaque en ayant été jugée trop dangereuse , l'on passa plusieurs jours à s'observer; monsieur de Sancy se décida enfin à la retraite , et ayant brûlé le pont sur l'Arve , il marcha vers Genève, par les hauteurs de Monthoux. Les précautions des ennemis pour n'être pas