‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 114 sur 176 · CHAPITRE XXI. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI. S

lui, qu'aucun ne connaissait comme lui jfwiSgri le théâtre de la guerre, et le g^nie des Provençaux; il voulait absolument Je retenir auprès de sa personne , et it ne dédaigna pas de travailler luimême k calmer son esprit; Charles possédait mieux que personne l'art de gagner tous les cœur» ; MarUneiigo crut obliger : son atni en obéissant à son souverain, duquel il obtint cependant qu'un autre serait chargé de la direction du êiège qu'il avait «ue jusqu'alors, pour ne point être accusé de le f^ire traîner en longueur : la persuasion où était cet oiîîcier , que la place tiendrait longtemps encore, n'était que trop juste; malgré un feu terrible , le gouverneur ne parlait plus de capituler après trente jours de siège ; et l'on apprit que La-« Vallette rassemblait des forces considérables destinées à le secourir: sur cet avis le duc de Savoie fit redoubler de vigueur dans la poursuite des travaux; et par un bonheur qu'on dut au hasard seul, la garnison se rendît cfuatre heures avant l'arrivée de l'armée ennemie.

Monsieur de- Lesdiguières avait joint La- Vallette dans Son camp de Vinon:

ils marchèrent réunis à la lete de quinze mille hommes, dont trois mille cavaliers; et ce ne fut qu'en arrivant près dii camp de Savoie, le 20 août, qu'ils apprirent la perte de la place , dont le

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Aa iS}!. 9>ùge avait coûté trois ceots soixante mille écus : c'était une espèce, de triomphe pour monsieur de lÙartinengo., devenu de jour en jotir plus odieux à sea ennemis, qui sacrifiant tout au plaisir de la vengeance , cbercbèrciit à lui door lier uo nouveau désagréHient dans la

{tersoone de la comtesse. Sautt ^ avec aquellQ il' était intimement lié : ni les ^rvices inutortans que cette dame avait rendus au duc de Savoie, ni ceux qu'elle

Sourait rendre encore, ni les motifs qui evaicnt la laire craindre, ne purent rien sur des hommes, dont le seul bpt était de - .dégoûter Martinengo ; madame de Sault vit élever aux premières charges le comte de Carces, son ennemi m^teL; elle n'était pas femme à l'oublier; et monsieur de Martinengo prévoyant les suites de cette fausse mesure , demanda de nouveau y et obtint enfin la permission de se retit^r dans sa patrie ; on destina Bon César d'A.vallos à la charge de <oi.<9u. lieutenant-général (i). Monsieur de Lesdiguières n'ayant pu sauver Berre, ainsi qu'il s'en était flatté, alla assiéger Lurs, petite ville que trois à quatre cents Piémontais occupaient ; cette garnison s'étai)t retirée à Saint -Faut, le général français se proposait d'attaquer Digne , ce qui aurait inquiété les communications de son ennemi ; mais il dut renoncer à cette -entreprise en af^veoant

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