‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 117 sur 176 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

SOUS Antibes , dont il se rend matlfe.

— Mouvemens de tune et de tautre armée.

Uès qne Charies Emmanuel vit Lesdî- An i5gi. guières passer en Dauphiiié, il marcha Contre l'armée de La-Vallette, ta poussA k Sisteron , et se portant vers le corps que monsieur de Montmorenci commandait, il l'obligea à se retirer en Languedoc ; revenant ensuite sur ses pas, il attaqua le fort d'Âlbaron, et s'étani saisi des postes de La-Motte et de La-Four- ^ues, la place capitula, après cinq jours de siège, le 27 septembre: la ville d'Arles étant rassurée par cette conquête y les Fié mon tais se rassemblèrent sous Puech, à la, prière de la comtesse de Sault ! tout le monde convenait qu'il fallait avoir pour elle des niénageipens, depuis qu'on ne croyait plus , en l'offen- ^

sant, oiienser le comte de Marlinengo; mais c'était trop tard : cette femme intrigante et orgueilleuse venait de recevoir Un dernier affront dans le réfuS qu'on lui fit du gouvernement de Berre Qu'elle tieniandait pour monsieur de Be- Saudien, soii parent; résolue comme elle l'était de se venger à tout prix , elle cachait ses vues dans les plus profonds . replis de son cœur, et pendant- qu'elle formait des intelligences secrètes avec

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ii59(. les chefs des royalistes , elle ' trompai^

le duc de Savoie et ^es ministres par' des assurances de dévouement ; son but était d'éloigner l'armée piémontaise de^ grandes villes qu'elle se proposait dç détacher du^iarti de la ligne , et ce fut dans cette idée qu'elle sollicita le' siège c^e ,I*uech ; l'arn^ée s'étapt mise en marche vers cette place, madamç de Sault éclata à Aix , où le parti d'Henri IV se mit en armes ; Charles Emmanuel y marcha lui-même i, la tête d'un corp^ 4^ cavalerie ; les Ligueurs reprirent ^lors le dessus; et il fallut que Charles donnât des gardes à la comtesse de Sault que la populace meiiaçait: l'ordre étant rétabli à Aix, le prince piémontais laissa au parlement le soin de punir les coupables , pour revenir à son camp de fuech le :^i octobre; mais i) ne tarda pas à y apprendre qt^e ma.d<""C de Sault s'était sauvée des maitis de ses gardes sous l'habit d'un Suisse , et que ]VIarseille, où elle venait d'arriver, était en pleine insvirrection : Charles détacha contre cette ville unç partie de ses trom pes, qui occupèrent 1 abbaye de Saint-: Victor, hàtie sur une hauteur près du port, et forcèrent ieS insurgés k relâr cher une galère dont ils s'étaient em-; parés : on renforça la garnispn du forç (le Noire-Dame de la Garde, sans pouT ypir iféannioins regagner }^ viHe, qui sq

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