‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 121 sur 176 · CHAPITRE XXIK · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIK

^ân36, oîi it entretenait des intelligeni ^s iSgi. cesr secrètes avec un cardelier, aumônier de ]a garnisQii napolitaine, qui ayant séduit quelques soldats de sa nation , promettait de livrer la ville ; heureusement Don Amé de Savoie en fut «averti par un jeune piémontais, dont Lesdiguières se servait dans cette intrigue"; les coupables avouèrent leur crime , et en subirent ta peine (i). Joachim de la Rye, ^01 c»iti.«« inarquis de TrefFort, alla sur ces entrer faites remplacer Doq Amé dans te goui vçmement de Savoie , et il n'eut pas plutôt pris le commandement des Iroui pes, dont sa nouvelle charge lui do'nnait la disposition, qu'il entra en Dauphiné, où joignant le duc de Nemours, ils s'emparèrent de Saint-Maxîmin; les Piémon-.

tais en revenant sur leurs pas, se rendirent.maîtres des Échelles (2}: le nouveau gouverneur de Savoie aurait voulu se t«înir dans cettç partie de la froptière , ^fin d'observer de près l'armée française; mais les Genevois étant entrés dans le Chablais, il se vit contraipt de marcher contr'eux , et Lesdiguières ayant alors repris Saint - IHa^imin , vint camper h Saint-André : Treffort se porta aussitôt à Saint-Genis avec neuf mille hommes , «t s'y retrancha; Lesdiguières reconnut cette position sans oser t'atf^quer; il se contenta de détacher nnelques troupes flux ordres du coilonel d'Ornano, charge

ÂntS^i, de retrancher len villages de Moras, d« Septéme, et de Beaurepaire, ce qui s'étant exécuté sans obstacle , l'araiée fran- , çaise repassa en Provence : les Savoyard» abandonnèrent quelque temps après leur .«ï?."*/**"*^ '^'""P* ^^ entrèrent en quartiers (i). H^''i^?J^ Charles Emmanuel, pressé de retourj^it-vwrt.B». ner en Provence par une nouvelle députation des états , partit de Nice à la tète de deux mille hommes d'infanterie, conduits par le comte de Scalenghe , et d« trois cents cavaliers, aux ordres des comei,'!.™^; ^ tes de Ville et de Saint-Second (a); la ch.^I«. présence du duc de Savoie à l'armée

était chaque jour plus nécessaire , depuis que monsieur Lesdiguières était revenu du Dauphiné ; ce général prit Beyne en cinq jours; il s'empara avec moins de peine encore de £aint-Paul, de Rians, de Ginaseroi , de Jouques , d'Aups , de Bériolf , de Baudoin , de Fayance , de Cotignac , et de Draguignan ; il comnit ensuite le pays jusqu'au Vàr , dispersa les pionniers qui retranchaient les f>ords de cette rivière, et en revenant de cette course, il se rendit maître de Vause, de Cioatal,de Castelat, de Ceireste, dePeyroles, de Casis, de Muy, de laCadière, de Roquefort , et de quelques autres peti- 4 *'*.iir*"E; ^~ *®* places (S). Ces succès , quoique dans ^Ùl^a'. '"■ "' ^ ^'^"^ P^"* essentiels, avaient fait unei sensation profonde , lorsque le duc de Savoie rassembla ses forces devant Antibes;

n,<j,N..<ib,G00gIf

Page 1