CHAPITRE XXII. SgS
^éaèni de ]a cavalerie de ce prince, Jni^u reçut one blessure mortelle à côté de lui ; mais on parvint «n6n & .ouvrir
^ une retraite à Don Sanche de Salines, qui repassa sur la gauche du Verdun, où toutes les troupes se retirèrent: Charles Emmanuel y arriva des derniers ; il trouva $on arm^e dans le plus grand désordre , beaucoup de soldats avaient pris la fuite , et la consternation étaii générale; la retraite la plus prompte de* venait nécessaire; la désertion des conducteurs d'artillerie rendait la perte du canon inévitable ; le duc de Savoie fit léclater ses pièces en les surchargeant, brisa ks affûts, et profitant de la nuit, il se replia à Saint-Paul , et de là à Aix : peut-être le prince piémontails ne devait-il pas morceler ses forces; il au- ' rait mieux fait, ce semble, de marcher avec l'armée entière à la rencontre de Lâ-Vallélle , ou de se borner à défendre le passage du Verdun , s'il ne voulait pas abandonner le siège de Vinon.
Après ce combat monsieur de La- Val- ^„ ,5-2^ îptte occupa Ampuis, et les villages des environs , en établissant son quartiergénéral à Manosque : sa ligne ainsi prolongée pouvait aisément être percée; le duc de Savoie la fit attaquer sur plusieurs points par le comte de Carces, qui força l'ennemi à se concentrer dans
. 1^ environs de Manosque ; monsieur dt'
Sgô GUEfthES DU pîÉMdiï'? , . , An iSgi. La-Vallette en partit bientôt âpr^s pi5ii? aller assiéger Roquebrune; mais à peîné avait-il Jressé ses batteries ^ qu'il fut tué d'un coiip de mousquet en les visitant, lé k inatin dU ii février; sa mort nfe retarda
f>as la prise de la place , dont les royaistes massacrèrent la garnison ; cependant monsieur de Carces s'étant remis • en campagne , les chassa de Aoqaebrune, et prit Figuacières, sans que ces fai- ' blés avantages compensassent les défections que le parti de la ligue éprouvait îournellement ] le peuple d'Arles assassina monisieur de Rides, et força la gar-: nison piémontaise d'évacuer la ville ; Ifes Espagnols furent chassés d'Antibes ; par tout on osait d'autant plus ouvertement* se montrer , que le diic de Savoie ve- nait de se rendte à IVîce , oii la duchesse Catherine son épouse était elle- (Oc.o.M«B.- même arrivée de Turin (i) ! cette sage cà..?. jii. - Mim. princesse , forcée de s'éloigner du Pié- ^^iî!.t.âï's.- mont qu'elle gouvernait aVec autant de ÈÔ"lt,t ,JiT.""io" vertu que de sagesse , y rappela \é 5wîu>so.pX; comte de Martinengo , et le destina à 'To î-lvi'' ' ' commandei- en son absence (a); sans doute il eût été difficile de faire un meilleur choix.
Depuis le combat de Ppntchara la Savoie paraissait tranquille; mais l'inaction de Lesdiguières à Grenoble faisait soupçonner quelques desseins secrets ; il por* t'ait en effet ses vues" sur Chambéiy