CHAPITRE XXlir. 4oi
Piémont. — Il trouve monsieur de L,esdiguières maître des vallées -vaudoises. — Ces vallées se donnent à ~ la France. — Elles sont déclarées réunies au royaume. — Lesdiguières s' avance dans la plaine , prend Vigon tépée à la main, et porte dans le cœur du Piémont la terreur de ses armes. — Z^e duc de Savoie s'avance à Saluées , et bientôt après à Villefranche. — Les Français assiègent Cavour. — Les Piémontais campent à Vigon. — Evenemens du siège. — Charles Emmanuel cherche à opérer une diversion par tattaque de Briquérasque.
— // ne réussit point. — JLesdtguières le suit dans sa retraite. — Combat de Mombron , dont le succès est indécis. — Tentative infructueuse pour jeter un convoi dans Cavour. — On renouvelle l'entreprise, qui réussit en partie. — La place capitule. — Conspiration découverte à Quérasque.
— Courses des partis français. — Les progrès des Savoyards en Dauphiné y rappellent monsieur de Lesdiguiéres.
JVlonsieur de Lesdiguières, inforiné qu'il
ne restait à Sase el.à Pignerol que des
garnisons très - faibles , voulut tenter en
Tom. IL 36
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i^a GUEBRES DU PIEMONT
4^ tSg** même temps la surprise de l'une et de l'autre place ; il rassembla trois mille cinq cents hommes d'infanterie , et, six cents cavaliers, qu'il divisa en deux corps; il chargea le premier de, l'entreprise de Suse , et il se réserva l'attaque de Pignerol, comptant profiter de l'infiuence
3uil exerçait sur les Vaudois, La nuit u 36 de septembre les deux colonnes partirent des environs d'Oulx : Lesdiguières traversant la vallëe de Pragelas» vid.î,^TÏra.r se présenta devant la Péroose (i) , peur." SSt^r' '^'te place qui eût été capable de quelque défense , s'il s'y était trouvé une garnison assez forte pour résister^ mais le comte de Caquéran n'ayant avec lui qu'an faible détachement , abandonna la ville , et s'enferma dans le château , ^^(0<HIl*4.*k<^ que les Français bloquèrent (a): ils suivirent leur marche vers Pignerol , où l'on ignorait absolument l'approcha des ennemis, qui y arrivèrent deux heures avant jour : les détachemens destinés & donner l'escalade au château, descendirent le fossé sans obstacles; ils ne réussirent cependant qn'à placer une seule échelle ; et dès-tors ils furent aiséviSS,K^!4^p'.ê' ™®"' repoussés (5). On assure (4) que ïb'*i ÏÏTp^ «^° ■ '**" ^"^ ^ madame de Piossasque » femme du gouverneur de Pignerol, d'a-> voir découvert à temps le danger ; et Guichenon ajoute , qu'elle fit tirer etlemèwe le canon des rçmparts. Monsieur
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