CHAPITRE XXm. 4o
-de Lesdiguières rentra par Brlqaérasque dans ta ' vallée de la Péronse , dont le château capitula le 3 octobre. L'expédition de Suse ne réussit pas non plus; car le comte de Valpergue , gouverneur de celte place , ayant été averti de l'approche de monsieur de Bonne, le reçut à coups de mousquet , pendant que Galéas Bava , commandant du fort de Sainte - Marie , le foudroyait de son canon : cependant les Français entrèrent dans, le faubourg, et s'y logèrent ; la surprise leur ayant manqué , ils se flattaient encore de réduire. la ville par la force , et ils se soutinrent durant trois jours dans le faubourg , dont les maisons tenaient à l'enceinte de Suse : monsi^îur de Valpergue craignit l'effet des mines qu'on pouvait aisément creuser dans les souterrains de ces maisons ; ce doute parut fondé à l'ingénieur Gabriel Busca, chargé des travaux de la place , et l'on résolut' de prévenir le danger en mettant le feu au faubourg : la garnison llivisée en plusieurs corps poussa l'ennemi de rue en rue, en même temps' 3ue àe& détachemens armés de branons ' mettaient le feu par tout ; on combattit à la lueur des flammes au milieu des maisons qui s'écroulaient , jusqu'à ce que monsieur de Valpergue, voyant le faubourg entièrement ruiné ,
4o4 GUEUSES DU PIEMONT
'^B iSgi. donna le signal de la retraite (i)..Les r.ic>Min.D Français qai avaient perdu deux cents (g) G^ihHwi, hommes (3), se replièrent la nuit même ^ ■ dans la vallée d'Oulx, d'oii ils allèrent 4/^^^' "'■ rejoindre monsieur de Lesdiguières (3J. Au premier bruit de l'attaque de Pignerol , le duc de Savoie quitta la Provence et repassa en Piémont , en confiant le commandement de son armée au maître - de - camp - général De- Scarnafis , et au commissaire - général Don Sanche de Salines, )usqu'à l'arri- (4) ïMtu. vée du comte de Martinengo (4). Charles Emmanuel apprit à Coni que Snse et Pignerol étaient sauvés ; mais que l'ennemi s'était emparé des forts de Mirabouc et de La -Tour , ainsi que des châteaux, de la Pérouse, d'Osasque et de Briquérasque , . dont il fortifiait Iç village; ce prince, parut sensiblement affecté de la perte de ces places , qui quoique en état de se défendre , avaient ouvert leurs portes presque sans résister : le capitaine Comazzuolo , gouverneur de La - Tour , accusé' de s'être laissé corrompre , prit la fuite ; Iqs commandans de la Pérouse et de Mirabouc ne se lavèrent de la . tache de traîtres , qu'en ^vouant leur faiblesse ; pour Osasque et Briquérasque , où il n'y avait que des garni- ^(^ c.mu,M. - sons féodales, on dut être moins suctî^P-uZiu^ pris de les voir mal défendus (5). La .
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