CHAPITRE XXIV. ^t
après un assaut soutenu. — Le duc de Savoie quitte l'armée. — Imprudence de l'officier auquel il en confie le commandement. — Combat de Salbertrand. — Les Espagnols sont défaits.
— Avantages des Piémontais en Dauphiné. — Monsieur de Lesdiguières y accourt.. — // n'ose rien entreprendre, et la vallée de Grésivaudan est mise à contribution. — Les Genevois s'avancent en Chablais. — Les Savoyards
. marchent vers eux, — Les Français entrent alors en Savoie. — /Is s'emparent de Saint-Genis et de quelque autre petite place. — Les Piémontais s'en approchent de nouveau. ■< — Lesdiguières se retire dans le Vien-
. nois. — Reprise des places perdues,
— Les Genevois repoussés. — Mouvemens sur leur frontière. — Charles s'approche de Pignerol , prend quelques châteaux , occupe la vallée de Luzerne , et assiège Cavour»
— Prise de la ville. — Blocus du fort. — Intrigues politiques pour en'
lever la couronne à Henri IV. -^ — Ce monarque triomphe de la ligue. — Suspension d armes acceptée par Charles,
— Espérances de paix évanouies.
J ie retour de Lesdiguières en Dauphini ■^'» '%"• fut d'autant plus heureux , qu'une partie du marquisat de Saluées était eu pleine
422 GUERBES DU PIEMONT ^» tSga. insurrection. -Augustin de Satuces , SËtgneur de Casiellar, avait été des premiers à lever l'étendard de la révolte:
quoique ses moyens n'égalassent pas son courage , sa naissance et sa fortune le rendaient d'autant plus dangereux à la tête d'vn parti , qu'il possédait en fiefs les vallées de Pô et de Bronda ; l'insurrection se communiqua de ces vallées h celle de Maïra , où le seigneur de Gortignan et le commandant de Saint-Damian se montrèrent les premiers : le seigneur de Costigliole se joignit h eux ; et les capitaines Cavazza et Vemet arborèrent les drapeaux de France dans la vallée de Vraîta ; ces mouveitiens étaient secrètement dirigés par Pierre Grenet, homme de quelque considération, et alors sénéchal de Saluces: français de naissance , il conservait toujours l'espoir de voir rentrer sous les lois de sa pairie la province où il exerçait la charge de premier magistrat; mais aussi ralble pour l'exécution qu'il était hardi dans ses projets , il n'osait se montrer k la tète du parti dont il était l'ame. Les insurgés étendaient leur ligne jusqu'il Carail; lorsque Lesdiguières-en repassant les alpes tes abandonha h leurs propres forces , sa retraite les déconcerta étrangement ; sans ressources et sans secours après le départ de l'armée française , ils se eoocentrèrertt