‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 131 sur 176 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

dans les vallées, oii inème ils n'étaient ^mSga. pas sans inquiétude. Michel Antoine de Salnces , comte de la Mante , gouverneur du marquisat , en apprenant leurs craintes , espéra de les ramener par la douceur ; il fit aux révoltés des propositions que peu acceptèrent, et- les troupes reçurent ordre de marcher vers ^ eux (i). ^

' La suite de cette insurrection faisant partie de l'histoire de ta campagne sui- ' vante , doit être précédée du récit de ce qui se passa sur la fin de cette année en Provence et en Savoie.

' Le comte de Martinengo faisait la guerre avec plus de courage que de succès au-delà du Var; il prit le côm* mandement de l'armée lorsqu'elle se retirait de Montauran, qu'on tenta inutilement de secourir , et dans un moment, où ' la défection presque totale des Ligueurs jetait le découragement dans les troupes ; l'esprit ,de la multitude était justement prévenu contre les Piémontais ; car dès que l'acharnement des factions s'était affaibli ^ les partis se réunirent contre les étrangers qui - fomentaient la discorde , et soutenaient le» divisions : Martinengo "comprit qu'il no lui restait rien à espérer des Provençaux ; il savait qu'on était trop occupé en Piémont pour lui faire passer de nonrelles troupes , et dans ces circonstances

j(24 CUEBRES AU PlEMONt

^» tSQt. il songea à assurer les. communications avec Nice , en distribuant ses troupes par échelons de manière à pouvoir aisément les réunir; cependiint les forces de l'ennemi étaient tellement supérieures qu'il devint bientôt impossible de leur réftister, et les Savoyards se virent réduits h s'enfermer dans les villes fortes- Ci)Lu^, ^j^ j^g ^yj, d'Espernon assiégea Antibes, en même temps que Lesdiguières assiégeait Cavour; Antibes était défendu . par une garnison de mille hommes, aux ordres du comte de Fiossasque , qui capitula le 6 décembre , presque sans céu/;'^j;^j^*' ' sister (2): le comte de Langueille, commandant du château, se laissa surprendre : les royalistes coururent la campagne jusqu'aux portes d'Aix ; et avant d'entrer en quartier d'hiver, ils se saisirent de plusieurs petites places, par la prise desquelles ils resserrèrent extrêmement les PiéiDontais, dont la posicubUuhi - ^''*" devenait de jour en jour plus pé- Bauch., u». l'o.nible (5): dans cette situation embar- * ^ ^ rassante le comte de Martinengo reçut

la nouvelle de sa nomination à l'ambassade extraordinaire de Rome; il partit incessamment ; et comme il n'existait plus d'armée savoyarde en Provence , on ne songea point à le rem- « '^ placer (4).

Nous avons dit plus haut qu'à l'arrivée de monsieur de Lesdiguières k

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