‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 134 sur 176 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

troupes allaient y marcher, lorsque le A« tSgi. gouverneur battit la obamade : le due de Savoie , qui respectait toujours te courage , accorda k monsieur de Blaccons des conditions honorables ; et ce même jour le capitaine Alessandri, destiné à commander dans la place , y entra à la léte de sa garnison. '

Après cette conquête Charles Emmanuel se rendit à Turin, en confiant le commandement de l'armëe à Don Rodrigue de Tolède, et au comte de Martinengo, dernièrement revenu de l'ambas- «ade de Rome. Les ennemis s'étaient retranchés à Sezane , d'où ils s'occupaient de la construction d'un petit fort- à Beaular; .ce( ouvrage n'avait visiblement d'autre but, que celm de contenir la garnison d'EÎxiles , et prouvait peut - être le dessein qu'avait Lesdiguières de repasser leMont-Genévre: on aurait dû être conteat de le voir ainsi occupé , de manière h ne pas donner d'inquiétude; c'était l'avis du comte de Martinengo; mais monsieur de Tolède en jugea autrement; il prétendit forcer la position ennemie; les troupes espagnoles et italiennes se mirent en mouvement vers Salbertrand , qu'elles dépassèrent sans obstacles ; et Don Rodrigue marchant des premiers à la tète de quatre cents hommes d'élite , ne tarda pas . à rencontrer les Français ; l'infanterie arrivant de part et d'autre , le combat

43» GUBRRES DU PIEMONT ,^ffi5g5> s'engagea assez vivement: Ijesdîgniéres espéra de réussir à couper la retraite aux Espagnols , et il chai;gea monsieur d'Auriac de se porter par ur» chemin détourné à Salbertrand avec trois escadrons de cavalerie, pendant qu'il fit gagner à deux colonnes d'infanterie les hauteurs latérales à ce village: tiionisieur de Tolède n'apperçut ces mouvemens , que lorsqu'il avait déjà l'ennemi à dos ; il entreprit néanmoins sa retraite avec beaucoup d'ordre-; ses soldats monlrè- ■ rent une grande intrépidité ; lui - même aurait racheté son imprudence, si le courage le plus brillant pouvait servir d'excuse à 1 imprévoyance dans le chef d'une armée; cependant ses troupes dispersées . après une résistance opiniâtre, se virent contraintes de traverser la Doire à la nage ; beaucoup de soldats y perdirent la vie, et l'on compta parmi les prisonniers plusieurs officiers de marque' Tolède entouré , et pressé de rendre son épée, voulut être tué, soit que d'après les idées du temps il jugeât au-dessous de lui de devenir le prisonnier d'un simple arquebusier à dteval, comme Videl nous le dit, soit qu'il ne voulût pas survivre au malheur de cette journée :

pendant ce rombat, qui dura deux heures, les Piémontais se tinrent en bataille dans leurs lignes-; ils recueillirent les fbyards , et monsieur de Martinengo se

pfré{)ftra k la défense , cf oyiant è»e at* jtfn iSgS.

taqué d'un moment h l'antK : qtfKilqu'tiit

a contenu, qu'il ne âe saura pa^ uA seul

des; Espagnols de' monsieur de "fôlède ;

ce calcul est extrêmement exagél'é ; maii

ert réduisant cette assertîtint Ji'sà valeur,

il éiï tôupurs certain , qiie ierft péï-lè

fiit ttèS-considirabté.

M«naiettr de Lesdigtiièf-es ihe ietttk yiett tdntré' Ia position deè Savoyard»; H qtiitu la vallée d'Oolx après la victoire, *t sé rendit k Fffliesfrélïe» dans le dessein de ^orprefidi* lès quartier* dé (Cavalerie ' éfablid à Massel èf k Btfttirsq+ie ; cependant ces trowpes dyant été appelées vers Sascj dprès le eom^ latdft Salbetwand, le général français %£MdUl9it SOtv àtihée à Grenoble , et Oïiirlè»' EttittKtnuiel ' rassembla la élttiiié dani' la pîaine dé l'urîn , oix élâiest ■dteftiièrëibeht' *frritfe <ïdatré tnSk Puisées èuy . ordres de tèorïsîetir de ïa Croix- IjgnAiérr LeSdigoières était r^appelé une 'inlfrfe fois èh Daopïiînë par lit hârdieSSe ■^u 'toarqriis dtf Treffort: cet oflfîtfWr ti- 'prl^ la pedltidh de fïhapariHan àti coiti- "înpiwe^^nt du m6is de mars, et qnjrf- ■qu'îî ;*t'eût dans son camp que quinife çèrits hffmhVés «finfenterie et cinq cents caVàfUéfS ,"^'11 repoussa .le» attaques du " i^onéï ■ffOtnihO,- e^ i\ Ai piorta sitr lÈs *^tett^s ''de' iài BtâMièï'e , ' à quatre ■'Sm^^'Se '(mhtAA6 Vérrf' ty6tt, â'okU Tom. il. 38

454 GVEnnBS du PiiÊHOirT 4^ i^S^ ^^ à contribution un pays conûdér»* l>le. Leadiguières reconnut la po&itiot| des Savoyards, et n'osant pas les atta» quer dans lenrs retr^ncheimeDs , il pré^ tendit les resserrer en caoïpant au Thouet; il se flattait de pouvoir sur? prendre |e fort 4ç Morestel qui venait ■ aétre endommagé par la chute de I4 ' foudre sur le niagasin Ji poudre ; cependant la diligence du général piémour tais ayant prévenu ce dessein , l'armée française se replia $ou^ les murs da Grenoblç , en abandonnant la vallée àp Grésiva(icûtn aux courses des ennemis , et les babitans de cette malheureuse vallée ne purent autrement se délivrer des contributions auxquelles on Jes taxait , qu'en payant aipç Savoyards unç son^ipe qii'on régla k raison d£ troi» Mta.b«^^7 éou^ d'or pour chaque &mille (i). î°V.'r.'i!r. - Vudi' Après cette conventioq , -signée .son^ u's*'ci>^'';«V les yeux de Lesdiguières , Ip marquis ^'«.""'t-'idî: de. Treffort marcha contre les Genevois; ^f,7»^***"^.on s'était flatté un moment à Turin .de f^onclure avec eux qne paix particulière; cependant 1« baron d'Herfnance dbargé de la traiter ne t^rda pas à reconnaître que l'in^uence française déciderait infailUblemept la continualipn dp ^(i|i*a,f««.4, J3 guerre (3) : ; eo effet Jes Genévoi? s'étant repJE9rcés;;aft. Pflpt dj(^ve^ entrèrent de '. nouveau dins. .|e -Çlijftblajst .fliî'ijs mifpbt? ^ .(;9ntfilpmîiwji 9S»<W»S!P-

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