CHAPITRE XXIV
dUermance demanda des secours au ^«i5g). marquis de Treffort , et déjà, comme nous l'avons dit , ce dernier s'était mis eu marche vers Genève , lorsque les mouveraens de monsieur de Lesdiguières appelèrent ailleurs ses forces et ses ■ soins (i) ! dès que les Savoyards eu- ci)cuiim, rent quitté Chaparillan , le général français se porta te long du Guier , qu'il passa près de Saint-<Genis , dont ;il se rendit maître par la trahison du capitaine Pélisson ; le château de Murs fut ensuite emporté après une courageuse résistance , et sa perte entraîna celle des postés de Martel et de Mondragon:
lea ennemis s'étant assurés de ces plar ces tentèrent la surprise de Peyreux, ■qu'ils manquèrent (2): Lesdiguières pa- u.'":?. ^l'' raissait être occupé en Bugey de la for- vii«i.\'-5,' ■tification de Murs, -et de sa jonction avec un corps de trois mille Suisses qu'il levait dans les cantons, protestans, mais "d'autres vues le retenaient, dans cette province. Les frères Pélisson, sujets rebelles du duc de Savoie, faisaient espérer de lui livrer Bellay, et Pierrechàtel où, ils entretenaient des rapports; la seule diligence du marquis de Treffort eo prévint les suites , Hit à son arrivée à Bellay l'ennemi se retira dans le Viennois; Mondragon, Martel et Saiot- Genis retouruèrent au pouvoir des Savoyards ,^ qui fnstrc^èrept alprs vçrs Genève (5). - • . - <Q
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436 GUEHiiES sr pnaoNT ■ t5^ Le baron dHeriBance veont d'éiro rappelé de rion gouverneniënt y et mm»* «ieur de Treflbrt se troiira seul chargé im poids de la ^oefre en de-là des lU pes : il prit son oantp «■ village da Laticy ; la ttmt do 14 e>^^) >^ testa }a surprise do P«Dt d'Ârve, qw ne Im réussit point; les partis ECùrent cnsirita à contributioa les environs de Qenèvnj après quoi il alla caitiper à Annecy : dès que l'arniée se fot retirée, lés> ewiwmts brûlèrent le village de Lancy* qai offrait aux Piémontais tm abri trop ■-^"^'■prèfl de leur vHIe (i).
Le duc de Savoie ayant réparé les pertes du combat de Sezao«, leva soâ camp de Turin et s'approcha de Figne* roi ; la cavalerie Se Idgea dans les environs de Cav«ar , afin d'en resserrer la garnison , pendant que l'infiiDterte assiégea Miradesl, chiteau sur les bords du Clusett; Mx pièces de c&noii qu'on mit en batterie, ouvrirent la hr^ ehe «tpeu d'heures, et les Snisses ayant demandé de monter h l'assaut, forcèrent ta place, et passèrent la garnison as fil de répée: on marcha contre le chih teau de Luzerne, que l'ennemi abandonna dans la niri£, et on le repoussa jwsqu'i Mirabouc, dont Charles rettvoyfc TattaquG après le siège de Carour. L'ai*mée piémontaise s'étant approchée de cette pEaoe > emporut ta ti^fr de force;
six cents Français qui s'y trouvaient se 4n t$95. retirèrent ^\xe la Roque^ où ils fottnèrent deui petits camps «tranchés en avant du fort , l'un sous te jardin du ffoavcrneur , l'autre près de la chapeUo de Saint - Maurice ; le duc de Savois plaça lui-même les batteries , comptant attaqner les deux camps sous la protection de leur feu. Il était essentiel de presser le siège pour prévenir J'ar-* rivée de Lesdiguières quon savait en Marche; néanmoins Don Antoine d'Oli- Varéfl s'opposa \ C4 dessein : l'eau et les provisions manquant aux assiégés , ï se Hatta de les réduire sens combat avant l'afrivée de l'armée de secours * il fallut suivre Sfui idée ; et le prince piémowtais forcé de changer le siège en blocus , «rdonna la construi^iân de cinq petits forts , au moyen desquels il resserrait les deux pestes du jardia et de la chapelle (i). Il devenait d'au* (OCu."»». tant plus néce«saire au due de Savais -^
de ménager tes Espagnols , que leï dt& ficultés survenues entre les ministres du roi catholique et les états de la ligve, sur le choix d« celui auquel on 4&fé* rerait la couronne de France , faisaient espérer à Charles Emmanuel de 4'ob* tenir lui-même: son amhasisadeur à Paris le pressait d'engager la cour de Madrid dans ses vues; mais sans compter que le roi Philippe s'était ouveiteinent
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4SS GUEARES DV PIlÉMONT jliti^i. prononcé en faveur du duc de QuiSe j auquel il prétendait faire épouser ^■• fante Isabelle , le parlement de Paris déclarait ouverlement qu'il ne consentirait peint à ce qu'un prince étranger i.V^Pi'.'j!''™- •"ontât sur le trône (i) î cependant le !v.ÏÏl",'u.'.iï:;; tluc de Savoie, se flattait encore de i«j.n.ni,.. parvenir h son but, lorsqu'un courrier lui apporta au camp de Gavour la nouvelle de la trêve arrêtée le premier août entre Henri et la ligue ; oit avait accordé un mois à Charies pour déclarer s'il voulait ou non y être compris « et l'on pressait sa réponse: Charles parut un moment dans l'incertitude ; la suspension d'armes déconcertait tous ses projets; s'il l'acceptait, il perdait le fruit ae ses travaux sous Cavour , dont il espérait de se rendre maître , malgré l'approche de Lesdiguières qui était entre dans les vallées vaudoises à la tète ' de cinq mille hommes ; cependant le général espagnol déclarant qu'il n'exposerait point à un combat décisif se»
troupes affaiblies , et le duc de Nemours ayant été arrêté dans ce temps même k Lyon , il fallut bien se décider à accepter la trêve ; Charles envoya le président de la Rochette , le comte de Crémieui , et le comte Furno traiter tivec Lesdiguières ; on signa une armistice de trois mois, à commencer du premier septembre « et bientôt iM
tiOnliftîsSaires rassemblés pour convenir >£« tSgS. des limites fixées aux places que les Français occupaient en Piémont, pro-< longèrent entore la trêve dé trois autres mois : le 4 de septembre ^ l'arméô assiégeante entra en quartiers ; les IVapolitâinâ rçtonrnèrent en Lombardie; les Ëspaghols furent destinés dans le niar-* qtùsat de Salaces , et les Piémoiitais dans Jea autres provinces en deçà ou en delà des alpes. Lesdiguières après avoir ravitaillé Briquérasque et Cavour, alla appaisér les troubles qui s'étaient élevés en Provence contre le duc d'Ës-
Semoh tO : Charles Emmanuel profita ^j^Çi-^,;;,:;; e ce moment pour châtier les Vau- ~„îf5;i^'''"" dois , dont la plupart s'étalent .ouvertement montrés- en faveur des Français; le baroti dÇ'Teniavas (a) , c»pitïine d'faommesHl'anties j entra daas la rallée de Luzerne , et y arrêta les principaux séditieux; on conseillait au duc- de £a^ voie de faire instruire' Ifc -procès ideà. coupables; mais les supplications des .. Vaudois désarmèrent sa justice; iU ob- J^'^^U** tinrent un pardon général (a). - fXaî'ïi^ui"'
. (a) On le disait filt d'En^naïuifl Philibert, qfci na l'avoua cependant iamaU ; taut S'en faut , .dit Guicliefaon , 't{u« ce gentilhomme prit le surnom de BoérOi t|ui i^lait celui du mari de m mère Sunniïe dei Âdreti, pou Iràitec U, ceigacurie 4ç Tnacnii
44o OUKftUt 9V HiMONT
'Ja'iBgi^ Tout . puraifisait alors tranqiùll» en Piémont , oîi l'on fte flatta même d'a-> voir une ]MiX' duiable; lorsque le carn dioal d«} Gondy, .alUnt de la part dn Henri IV à ftame , fit à Charles l'ouly5», â!^"' verturOi d'un accommodepEiAnt (i) ; c^ihdantiSoÀt «fas ce pripce ne l'agréât j^a^ soit que la prapoaiUoQ ne partît que du oardintl lui'iiUmç , elle a'eBt; aimuM HÙte , oomwe on va la voir dKns k»
efaajûtrea Miivans. '■•,-■■