CHAPITRE XXV
SVTB DB hA. OUB]IA£ It£ 1^88.
Sawvruurek .La. guerre Borutnaut en .i^na*
^^v^Hùe à.lavautage des Français: --*■
■ ■ Ils entrent dtats le comté de Nie»
j par la valiée de- 6iaintfDaimas qu'ils
j to/tifugcés dtAatidonner.. — t Les Fié»
- ^ mwUais .font une incursion en Dam
■: iphéié.-ry- petite gu^re- sur la fronr
aère A Saooie. r-r Mcamevr de het^
diguifires tente l'escalade d'Eoaiteis. i-i-
,:.i ,. „■ il J" est trepoufféi ^-rr-* . iiârolte: des
prisonniers enfermés à Rével. — Une
de Savoie campe à Pignerol. — Siège " ite Britfi^âsque. — La ville est prise ''d'ifssaut. -^^■iègé du château. — ^ ^ . X^ffFmée 4e ^ eçctw^ s't^n apprqcke san^
fmMaaafm».Ies U^aendèê Stufo/ofdi-
. -r-' Le - çbéieau Gofutuis. ■-^. L'armée françak^ mp^rse les alpes, r-- Crain* ....
■ fet de* Vaudois ^ui l'avaient favo*
■ riség, .: — Jls envasent des déjmtés à Turin » jp' ^ obtiennent iptir pardom
. —- Course des Français en Bregsa : -^ Nouveaux ufontages des royalistes i-yfn J'retvence. —^ Selle marche de mon* 'sieur de. Xjesdlguières pouf ravitaiUer -■ Covour^. r— Fin de l» can^gne. .
La trêve eoaclue à Ptiris. n'avait point ■^'» ïSs^*
ité #ccopt)ée en Provence t; le -doc d'E»-
|>emoai>q(ù âstiégeRÎt hkx. voviat ponr-
suivre «on enM-eprise, quoii|ue;«ette viU*
tnftitftt.avec la cour par renb^mùe du
vnhte de Gerceft (t). Les Savoyards ,^('î»»«'«. "i»
ae ODutebaient.iaveo^j peine .dans les pla*-
0C6 qu'Us ecciif>ai*nt encore-, panai kfr*
^ueUes Berre , Grawe , Sunl-Paal , et
Martigue» étaient les plus considérables;
\t% dmCiftFs..qui y -commalidaieDt soUJci*
laisnli depuis long-teaaps des reaforts-j
que la suspension d'sttnctst arrêtée «a
Piéraonb permit enfin de leur envo*
yer j et la colonet TaiSa, chargé de
vavitaîUer ^adi^reotes garnisonsi passa
)e> Var. : avwc ' «» r^iraeat d'iiifa«terie
jNÂmaataise , et> quatre com^a^nies. d«
ebvalerie étrangère ; <ieux dé ces com-^
pignies , qni étaieiit pravénçalcâ , désèrtè-
mt à l'enneisi , et ics deiu , autraé
'A)ii&Q%. furent- complètetttent battaes.eti escof'* ^n cioddui.- tant un convoi à Saint-Paul (t). Ces re^ G<^w»B, Ht. *, ygj.g étaient moins sensibles depuis qaé la pour de Turin renonçait à l'espoir de conquérir cette provint» , et aur vues bien plus rastes qtii la séduisirent pendant quelques monieDS ; les places de Provence n'étaient plus regardées que comme des arrhes pour la reatitution d^ celles que l'ennemi occupe^ fait en Piémont dans le cours de la guerre j si elle continuait ^ ainsi qua les «[^rencës l'annonçaient.
^«i594( En eflfet la trêve étant près d'expi-* rer sans que le^ pourpariers de paix eussent eu de suite ^ le gouverifenr do la Lotnbardie fit passer sept mille hommes en Piémont j malgré ce renfort j l'ennemi attaqua le comté de Nice au3t premiers jours > de' mars da câté de ■ la. Prioverice et du côté d« Barce-' lonnetta: les colonnes françaises s'étant réunies dans la ralt^ de Saint-Datmasj emportèrent le viMage de Saint-Etienne, »ssec fort potïT 'Ifl^ arrêter, s'il y avait en nne garnison capable de le défen-) dre: Entrauneâ et Saint- Martin tombèrent en leur pouvoir ; cependant 1« comte de Beuil , gouverneur de Nice i sans attendre l'arrivée des secours que le chevalier Ponte ' lui amenait da Coni , «'approcba de Saint-Etienne , oik il «atireteaait de secrètes inteUigencw-j
aui^sigrtal convenu, des hommes apos^ 'Jhi6^-, tés mirent le feu à quelques maisons de laville , el pendant que la garm- Gon accourait sur ce' point, Ie!s nabi-' tans ouvrirent une porte aHX Piémontais , qui entrèrent' en nombre, et contraignirent les Français à se retirer:
le chevalier Ponte ayant joint monsieur de Beuil après la prise de Saint- Etienne, ils eurent bientôt chassé l'ennemi de toute la vallée. Les Savoyards ouvrirent en même temps ta campagne au-delà des alpes par une incursion dans le Dauphiné; le marquis de Treffort pourvut à la sûreté de, son gouvernement sur la 'frontière duquel la petite guerre eontinnait toujours ; le capitaine Trépied se fit souvent remarquer par des traits de la hardiesse la plus brillante ; on le -vit entrer' seul dans le château de Fàverges , tuer, à cdups d'épée la garde de la' porte , et s'y soutenir jusqu'à l'arrivée des siens. Fendant que l'on combattait ainsi en Savoie et h Nice, 'les Français tentèrent de, ramenfcr en Piémont le théât»e do la guerre «n.s'emparant du fort d'Exi- Jes , où ils avaient'gaghé un sergent, qui promit de favoriser l'eicalade; maiâ l'ennemi entrait à peine dans le ft^sé,
Jue là garnisoin- se- trouva prête k la éfense , et la surprise manqua. Bientôt après l'importante place de R^âl
(44 GUEBKïs w niithst ^1^ dans le marquisat de Salucies cornet I0 même .dtoger ; loti, y t«h»it enferma qasb^âa pridooniert 4'état, auxquels on laiâsaitrla liberté ide promener dans le fort; l'uB d'eux appelé Booinsea, médecin da Peysane, détenu pour cau^ despitHtaage, observa que l'oa entratesait on^aice* mort une «eule sentinelle au donjon , et que souvent let «oLdats de la gar-* niadn descendaient dans la ville sans prendre aucune mesure de tiûretéc.ces remarques firent peneer '4 Boninsea qn'fl aérait possible de se .âaisir de la place; it «alcata qu'en peu d'heures les garni- ^ 10D9, âraBçslses de Cavour et de Barga ''' ièr^en[t à son secéuFS, et ayant nuit part' de sou idée' à ses compagnons d'in&rtune , il les ttvMrra disposes à le safiander dans «on entreprise , en choisissant ponr l'eséeuter le moment où L'abseni^ du ^uvemeuv rendait la ^misoniptus Négligente e^icore. Ils n'y - trouvèrent d'ahord ^n**"* obsta-* ele ; lé factionnaire dn donjon fiit aisément: désarmé , «t le ' petit nom" bi>e -de soldais- épars dans . les caser* nés ne résistèrent'- point. -Les conjiH rés levèrent les p(>ni«, et arborèrent le drapeau bUucsur le haut dt»e tour, en (appelant ii leur «ecours les garnisons françaises des plades' voiànes ; mais pendant que Boninsea et sescompHces s'atandonnaient à nn^ coi^oce entière dans
CHAPITHB TCXVé 44s
l'enthousiasme de leur prtiniier SDocès -, 4n i5$4. \\a ne songeaient pasr qu'une femme onbliée dans le fond du chàteaa tra-^ Taillait k leur perte î l'éponsâ du Uen-' tenant de la place , dont -vn regrette qM le nom ne sa soit pa« conservé « M 11*007,311 senle dans son appartement aa moment d« la sorpriset dans cett<i conjoncture teivible elle ne perdit ni le courage , ni la présence d'esprit ; SOQ premier soin iiit cetiû de barricader fortement w& portes, et paraissant' ensuite à une de &q^ fonêtres qui dontiait sur la ville , elle introduisit dans le château un nombre d« soldats au. moyen d'une corde jetée dans la fossé : tout se paissa si- promptemetit «t à si petit bntit que Boninsea ti'eti eut Aucune connaissance , jusqu'au inofneiit} Aù on l'attaqua ; H eAtreprit; eA vain dé «e défendre ; vaincu après un léger combat, on le traîna à mort dvec tous les complices de sa trahison. ;Les. gat^ titsnns de Barge et àb Cavour n'avaient fait aucun raduvement; abar^données comme elles l'étaient à leurs propres forces, elles craignirent sans douté de s'engager mal à propos en s' éloignant de leurs mtirs. '
Le duc de Savoie n'attendait pouf s'en approcher lui-mênie qne l'arrivée des renforts du Milanais , et Don Pierre de Padjglu, ^qûi venait d'être destiné
n,<j,N..<ih,G00glf
446 GVEBRES DIT PIEMONT
44ai594' ^^ commàndemeot .des Ëspa^ols en PiëmoDt, se rendit à Turin le 14 septembre avec un corps, de nouvelles troupes; l'armée savoyarde quitta alors aes caotonoemens , et alla camper k Pignepol ; Charles Emmanuel se flattait mie son. a^ant-garde surprendrait Briffuérasque ; il se trompa néanmoins : les Piémontaû trouvèrent la garnison en «rmes, et ae contentèrent de cerner la ^ace ,que l'armée entière vint assiéger: elle était composée de quatre mille volontaires Fiémontais , de quatre millo hommes de la milice royale, de deux mille Suisses , de trois cents Bourgui-< gnons , de huit cents chevaux- légers , et de deux cents carabiniers à cheval j les auxiliaires étaient au: nombre do MX mille trois cçnts hommes , dont trois mille .quatre cents Espagne^», deux mille Italiens , six cents chevaux-légers, et trois cents carabiniers à cheval. Chari les oui prit position entre Briauérasque Himoir» .u. u et Luzerne (i) , pouvait d autant plus ï"..-Gl^'cbeo»I mûrement tout entreprendre., que mont lir. ...hip. J6. gjgyj. jç Lesdiguières était occupé en Provence contre le duc d'Espernon } car si le pa?ti de la Ugue s'était affaiT bli dans cette province, les royalistes' combattaient entre eux sous ces deux chefs ; d'Espernon , plus faible que son adversaire, et dIus mal avec lui qu'a-r vec les Savoyards .n^êmes, s'étant.viii 4
■ CItAPITRE XXV. 447
Alexandre Vitelli leur commandant (i), 4n i5g4. fiinsi rien ne semWait pouvoir, s'oppo- (,) vid.i.ii». s, ser aux desseins de GhaFles. tl^^ %%^^.
Le 17 septembre il investit Briqué- ^«■•'^.'"■"'.«w. rasque ; le comte de Saint -front et Ascanio Vitozzi , ingénieur» estimés , décidèrent qu'il fallait s'emparer de la ville avant d'attaquer le château ; con-< formément à leur avis, on dirigea le ^ de dix pièces de canott contre l'an? gle flanqué d'un bonlevard , en même temps qne huit autres pièee& battaient les défenses ,dë flanc; ces déiense^ •étant ruinées , et l'effet de$ batteries de brèche paraissant sensible , on tra-> railla à percer ta contrescarpe j . Je 3q les assiégeant se logèrent dans, .le ibssé^ ^t l'ordre fut aû^ilût donné ponr l'as-r saut ,à- trois détachçmens , l'un de FiéinoBtais, l'autre d'Espagnols, et le troir .çième de Bourguignons; on favorisa ces . attaques en paraissant vouloir donner l'escalade sur quatre points di^érens ; \^ garnison n'en défendit pas mcuns la brèche avec- opiniâtreté; les. colonnes iissaillantes repoussées à plusieurs re-r prises commençaient à.. perdre courag^^ Jorsqne,.Don Philippe pe Savoie (a).
■■ ([a) n ftâit firs d'FmniatjuerMiiiibert « de raade- «unelle D^rU^ C'At l« itaéme qui Fut lu^ en duel
n,,i-.r^<ib,G00glf
44^ GU&AltVS Du PIlSMOHT
Aa i5g4. suîfi d'utie troupo d« gentitehtfwmé* . Tolonu^rtfs» wtoùrna à la charge « é% entra victdri<i>x dans la |)lace ; \'t* n'f fit point de qaaHidr ; Ifls Frdiipats se Aoulinrent ité^nmoins quelques' veitapi encore dans les maison^ attetiarttés ab diâteau, qui fot fèSèetré I0 soir dtt cdcé de la âeifipa^e« H 4n <iàtéf As ta ville : le feu ^Amdnça le 1 ox^bftr) le tninew énu«firie ds «s loger sMi ta £aoe du -biastlon, «arf» que IM tisrièt gis s'y opposassent i ili déchar^â^Ht leur colère sur la ville « cofttiv tÀf[ue4l4 It»: dirigèrent toute rartiHerie; le due de S»roie «'«n Ve^^ en étevatic rxtué batterie d6 ^âtfe ptôcés,' tiotftre' lei CfMefties,' dont la gtft^nlsoit fat oblige lie sortlf ; l'égHsè tm elle se i^lra , ^t abattue le lendemain ^ et Us FMtv' ^ais le troDVJirent satij abri ^kèné U plac«: maigre tet inco&véni^rtf; Hé se défendaient avec constance , et -Ift fiA dasiège^paraïssàit s'éloigner' eticoré par l'abondante pbâte des piuieS"-^Uî éift retardaienir le$ Opérations; Ghaiîes sauvait d'ailleurs que rtionsieur de Lesdi^ gu,ièt<esse disposait à passer èrr PW»r.ïicl^:.'?:^'.." mont (i) du DaMpbÎB^i où il -ttRait '\'f)vii.i, Ut. 4, d'assister à l'assemblée des états (2): ejup. i. Tciii "ne sè'flâElàrt pas dé réduire iHoff-
sieur ^i'JEspinous© à capijtBle» ^v^oit /l'arrivée de l'armée d«' seaourfr , ati j'oa prit la résfriBtuw M ÏMi/taixw-'^m lea