CHAPITRE IV
ce magistrat fut décapita , ainsi que trois An is^Si Espagnols qiiî s'y étaient secrètement introduits (t) ; ce malheur ne fit pas „0) 5j''*T"' changer de dessein au chef de l'armée Sti^î'^^i»;^ impériale ; il concerta avec César Maggi ™g^^^^ *« *^ qn nouveau moyen de surprise , dont il lai confia l'exécution : cet oilicier «levait faire passer de Volpian à Turin quelques chariots de foin dans lesquels se cacheraient des soldats d'élite pour désarmer la garde de la porte ; Maggi aurait suivi ces chariots à une petite distance , couvert dans sa rmite
ar les brouillards des matinées d'hiver.
•e -I I février , les chariots se présentèrent k Turin , conduits par un prêtre piémontais, secrétaire du comte de la novalaise, qui s'était déguisé sous l'habit de paysan ; l'on ne rencontra aucune difficulté à l'entrée de la ville , et déjà une partie du convoi avait dépassé le donjon de la porte du Palais, lorsque le factionnaire fichant par hasard sa pique dans le foin , la retira toute sanglante : la garde se mit aussitôt en défense , et l'alarme &t promptement donnée (a). Cçpendant les soldats espagnols ne se déconcertèrent point, jugeant qu'ils
(a) Contile et GioTJD prAendent que les Imp^ riaux n'étaient pas reconnus quand ils se montrirent ; nous rsuivons ici les mâaoirei de Du-6elUjr qui ccriTait m le* lieux.
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8o GUERRES DU PliMOTIT
4n i54S. étaient reconnus au bruit qu'ils entendaient autour d'eux , iU se ie.tèrent en bas des chariots artistement chargés , et désarmèrent la garde ; Turin était à eux s'ils eussent eu la précaution de s'emparer de la herse, et d'embarrasser les ponts, pour assurer l'entrée 'de la colonne, avec laquelle Maggi se trouvait
Srès des glacis ; car quoique les corps e garde voisins eussent marché à cette attaque , les Espagnols se soutenaient dans leur premier avantage; mais dans la chaleur derescarmouche, un maréchalferrant qui s'était glissé sur le donjon ayant réussi d'en abattre la herse , les Impériaux «ccablés par le nombre dirent (OCwa., I». faits prisonniers, (i).
9'.-^^^7û';i Feqdaiit que le» Français cherchaient i^kii:I4'T.ii. à découvrir le 61 - de l'intrigue qu'il» ûbl^V-D^I^; supposaient exister entre le^ habitan» ''^*' de Turin et les Impériaux, ils en for-
matent eux-mêmes une ii Nice. L'habir tude de gagner aisément des traîtres les avait rendus trop conQans. Trois soldats Savoyards de la garnison du cbâr te^u qu'ils cherchèrent ji corrompre ne parurent se rendre à leurs désirs" qu'aâa .de seconder les vuesdubaillif de LéchMuc commandant de la place , qui instruit de la nuit où la flotte 'ennemie paraîtrait'devant Nice, eti prévint l'amiral Doria , et cet officier étant secrètement parti de Gênes tomba à l'imprôviste sur