Chapitre iv. Sï
les ennemis sortis de Toulon , leur en- ^« 1545. leva quatre galères, et les obligea à une retraite précipitée (i)- La joie que cet *2'*E'iï''îîî." événement causa au Piémont ne fut ^\ cependant pas de longue durée; François I." s'était allié au Grand Seigneur, qui jaloux comme lui de la trop grande puissance de Charle-Quint entra dans le projet d'affaiblir la monarchie autrichienne. La flotte turque ayant joint la flotte royale à Toulon , l'armée Combinée se présenta devant Villefranche. Ce fiil là , dit Roberison (2) , qu'au grand «i'-'i^J''"'**^ scandale de toute la chrétienté on vil les lis de France et le croissant de Mahomet s'unir contre ane forteresse où la croix de Savoie était arborée.
L'Europe entière regarda cette alliance avec indignation. Montluc et son frère révêque de Valence cherchèrent seuls k la justifier. L'empereur n'eut pas alors à s'applaudir d'avoir empêché la forti- • fication du port de Villefranche , où
l'ennemi débarqua vingt mille hommes, Boi^i^^i™' >* — et une artillerie formidable (3). Quatre u'."?!'*!»"'*. r gentilshommes niçards, qui s'étaient jetés !,^"'^^tîb^ dans le parti de la France (4)1 arrivèrent "'' '" sur les vaisseaux ennemis, et ne rougirent ,.C4) ^'';'Jf'; pas de servir de guide aux soldats etran- c— "'-" gers contre leur patrie (a). La place
(a) Bénott de Grimaldi, les seigneurs d'Ëscroi , de I^renset de Gilelta.
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Sî GUERBES DU PIEMONT
>!«i545. ayant été investie le 5 août, et soTomée le même jour , on ne négligea ni promesses , ni menaces pour ébranler la fidélité des habitans; mais cette fidélité égalait leur courage : Us répondirent qu'ils préféraient l'honneur à la vie , et qu'ils traiteraient avec ta dernière rigueur quiconque oserait leur parler de
(o fii"î».f«*» se rendre (»). Bientôt monsieur de Grimaldi paya de sa tête la hardiesse de s'être chargé d'une nouvelle sommation
(«)ia«iuu.,uM- (9). Lçs approches furent commencées contre la ville la nuit du 6, et; le feu des assiégés ne put retarder la formation des batteries ; les remparts fraîchement élevés en simple gazon ne résistèrent pas long'temps, et le i5, la brèche étant ouverte sur deux points, les Français et les ,T"''cs montèrent à l'as^ saut; les uns et les autres furent repoussés après un combat terrible , dans lequel les femmes niçardes montrèrent le courage le plus déterminé (a). Le feu des asfiiégeans recommença alors avec une telle vivacité que la tour de la porte Peirolliùre, d'où le front d'attaque
(a) LViithousiAMnc spinbla Irur rlonner une force (V corps au - drs.sus àe Ipir sp^ej l'on distinf^iie J>anni pliisÏPuM traits ijui les honorent celui de Calberine Se(;tiriine qui en comliattant sur la br£clif caleva ua -drapeau au Turc qui le partait.