CHAPITRE IV
étaient également connues; Chieri , où Ani^Z. logeait un gros d'Espagnols, et Asti, où monsieur Du-Guast se tenait lui-même , pouvaient aisément inquiéter la chaîne aes postes français/ mais ces obstacles, très-grands çn apparence, ne tenaient pas contre l'avis certain que les vivres manquaient dans la ville, et le duc d'Enghien, pour mieux profiter de cette heureuse circonstance, coupa le pont qui était à Moncaiier sur le P6 , et cerna la place , en construisant tout autour de petits forts j^^^„
de distance en disUnce (i). Le g(5neraM'-'"--«fj^.*' espagnol fit alors passer à Moncalve le '^^-^if^J prince de Salerne à la tête d'un co''ps ^"'^^-, ,^de troupes destiné à s'étendre dans le Monferrat , d'où l'armée française tirait la plupart de ses subsistances ; cependant les seigneurs et les habitans des villages de cette province refusèrent de recevoir les délachemens; monsieur de Salerne en fit des plaintes à la cour de Mantoue, qui chargea le chevalier de Valpergue de satisfaire aux demandes des Espagnols; mais ses remontrances furent inutiles, et le commandant autrichien ne pouvant pas se faire obéir, se contenta de donner la chasse aux paysans qui portaient des vivres à l'armée française (2), en <«)BnMri.Tm.. établissant ses postes près de ceux (tes ^•,»^' "*»•'»*■ Français (5) , qui abandonnèrent Mon- ,J'' '^'''™- «-^ «ïar (A). C4) ibid.™.- IX.
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^ GUERRES DU PI^OTît