CHAPITRE Xl
et lia homme envoyé exprès de la cour, lui assurait de la part/ de ce monarque, une pension de douze mille livres, un capital de cinquante mille écus, le commandement d'une compagnie d'hommes d'armps , ,et l'investiture de la ville de Fossan. La-Trinità ne fut pas fâché de prouver à Emmanuel Philibert dans une occasion aussi décisive , que rien n'était capable de lui faire oublier son devoir: il lui annonça, ainsi qu'au général es^a- ■ gnol , les propositions qui lui étaient faites; et le marquis de Pescare jugeant pouvoir tirer quelque parti de cette intrigue, lui ordonna de la continuer: le comte eut en effet plusieurs conférences secrètes avec: un Piémontais, appelé Séren, que le maréchal employait pour traiter avec lui : son but étant de gagner du, temps, , il faisait naître chaque jour quelque nouvelle difficulté, que les Français ne manquaient pas d'applanir, en ce-; dant toujours À t(?,ut ce qu'exigeait le comte:, cette çxtrême facilite ne permit pas de continuerLong-tempslintngue;et la finesse de La-Trinità, jetant a,u moment d'être re-i ooqnue, sans qu'il. eût pu tirer aucun parti, de sa ruse; il rompitavec éclat, en faisant étrangler le malheureux Séren (a).
(i) On peut consDller sur 1 Cunbiano de RufQa.
Tom, II,
243 GUERRES DU PIEMONT
Le comte de Masin entretenait dans ce même temps des inleUlgences avec le marquis de Masséran , qui peu satisfeit de «es nouveaux maîtres, désirait rentrer en grâce auprès du duc de Savoie: déjà l'accord en était signé , al l'on n'attendait que le moment favorable d'ett assurer l'exécution , lorsque monsieur de Termes, secrètement averti de ces desseins, se rendit auprès du marquis, sous prétexte de lui rendre visite, et «'étant saisi de «a personne , il le contraignit k lui remettre ses places. La province de Bielle se vit alors obligée d envoyer des députés à Paris, autant pour prêter le serment de fidélité , que pour ôtre maintenue dans «es privllègea : Alexandre Scalia , comte de Verrue , qui était à la tèle de la députation , en obtint la confirmation; et Bielle, qui ne pouvait plus communiquer avec les provinces du Piémont qui l'environnent, versa sur le Lyonnais les ittatchands et les artisans de la province, lesquels avaient dès-IOrs accoutumé de chercher hors de leurs foyers les moyens de subsistance
Sue l'aridité du pays leur refuse. C'est ans ces circonstances qu'on accorda aux Biellais le droit de citoyen» de Lyon (a).
(a) C'est appuemment de cette agr^gatioD qu'est
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