‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 64 sur 176 · CHAPITRE Xlir · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xlir

eHe était entourée de quatre grands bou- ^j, igSy, levdrds revêtus en maçonnerie et garnis d'un fossé joignant à un petit bastion de gazon ; un bon chemin couvert embrassait CCS ouvrages , et quatorze cavaliers donnaient un second rang de feu, rfui commandait au loin les dehors; le front qui regarde le Gezzo se trouvait naturellement fortifié par un escarpement inaccessible , et l'on avait eu peu de peine à assurer contre un coup de main ce front, déjà Ji ^brî d'une attaque régulière. Le comte .de Luserne, averti de l'approche de l'armée ennemie, plaça sur le»

cavaliers la plus grande partie des vingt pièces de campagne qui se trouvaient dans Goni ; le reste de cette artillerie légère fut distribué le long des remparts, avec six canons de siège qu'il transporta ensuite sur le front battu , lorsque les ■ Français eurent choisi leur attaque ; l'avant-garde des assiégeans passa la Sture, le a de mai, malgré le capitaine Della- Ghiesa , qui défendit courageusement le bord droit de cette rivière : le retour de cet olEcier dans la ville annonçant l'approche des ennemis , Luserne mit le feu à quelques moulins, où il craignit qu'ils ne se logeassent, et placea en même temps ses mousquetaires dans le chemin couvert.

Coni fut entièrement investi; une partie die. l'armée £eançaise campa sur la

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I iSS?. gauche de la Sture pour arrêter les secours, pendant que les troupes destinées au siège prenaient position entre la place, et Saint-Roch, de manière à couper ses communications avec Nice : Brissac somma alors le gouverneur , et tenta les hakitanspardes promesses; mais tous avaient juré de se défendre jusqu'à l'extrémité; et monsieur de Luserne, annonçant une telle résolution au général français , le pria de ne plus envoyer de parlementaire : le maréchal ne désespéra pourtant point de fléchir son courage, en l'attaquant par l'endroit le plus sensible ; il se saisit de son jeune enfant, qui était en nourrice aux environs de la ville , et menaça de le faire égorger, si Coni De lui était incontinent rendu : le gouverneur ne ss laissa pas ébranler un seul moment; mais l'on s'étonna encore moins de sa fermeté que du courage de madame de Luserne, qui excita ellC'-méme son époux k suivre la loi du devoir : les femmes de tous les étais imitèrent sa générosité ; ellQs refusèrent constamment les passeports qiM les Bs^égeanslcur offraient ; et^ après avoir toutes travaillé aux fortifications, elles se chaînèrent de la garde du front -de Gezïo ; armées comme les soldats de ta garnison, elles firent le jour et la nuit le service de rempart, pendant tout le temps de la durée du siège, avec utt courage et une

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