CHAPITRE xm. aSi
batterie rendît son feu lent et incertain, Jm^j, la place se trouva si dégradée dans cette partie, que le 29 la bréclie était faite : elle l'était également sur l'autre iront d'attaque ; et les colonnes destinées à l'assaut s'ébranlèrent au signal convenu : les Français qui marchèrent contre le bastion de Bene , eurent bientôt traversé le fossé , et engagèrent les premiers le combat : l'attaque du bastion de la Sture commença un peu plus tard , soit par la faute de l'officier qui la dirigeait, soit parce que les troupes ayant à iaire une montée trèsroide, furent obligées de s'arrêter trois fois pour reprendre haleine , avant d'arriver au piea de la brèche ; elles y parvinrent cependant , et s'élancèrent avec impétuosité contre les Espagnols, qui fermes sur leurs. remparts ruines, leur opposaient un Courage intrépide : repoussés au premier assaut, les Français revinrent ji la charge avec une nouvelle ardeur ; et ils étaient déjà vainqueurs, lorsque U colonne qui avait forcé le ibastion de Bene s'avança à leur secours : les uns et les autres se jetèrent sur la ville avec inreur: l'attachement des habitans àe Quérâsque pour les Espagnols , et leur fidélité au duc de Savoie , irritait tellement les assiégeans, qu'ils en tirèrent
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aSa GUEfcBSS DU PrÉMOTÎT An iSSy. une cruelle vengeance (a). La garnison, forte de mille hommes, partagea les malheurs des citoyens , et fut presqu entièrement massacrée; l'on accusa de négligence 1$ capitaine Rettorta , qui commandait alors dans la place ; mais U cause de son malheur a surtout été due à la trahison d'un bombardier vénitien, qui indiqua aux assiégeans les fronts les plus faibles de la ville, et la disposition la - plus avantageuse à donner à leurs ■batteries.
Le malheur de Quérasque fit craindre •avec raison pour Coni et pour Fossan : aussi le comte Charles de Luseme, gouverneur de la première, et le comte de La-Trinità , gouverneur de la seconde de ces deux places, se hâtèrent-ils de le» mettre en état jie défense : cependant le conseil de guerre tenu à Quérasque décida le siège de Coni , dont la garnison piémontaise ne passait pas les six cents hommes, auxquels Luseme joignit cent cinquante paysans armés, et tous les habitans en état de servir. Les soiiis de ce gouverneur, et ceux du comte de Vagnon, qui l'avait précédé dans cette charge, avaient fort amélioré les fortîHcations de la place , et dans ce moment
(*} Campana seul a pr^tenilu que les Jiabituu dér sinûent Toir chaater lu Impériaux.