‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 66 sur 176 · CHAPITRE XIII. aSy · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. aSy

complet, renversa presque entièrement la Aa iSfl^. courtine , dont elle jeta si loin les débris, que les têtes des colonnes françaises en souffrirent elles-ménies : la ruine du bastion de Carail offrit une brèche par laquelle on eût pu commodément monter à cheval; celle de la TcAirette du basiion n'eut qu'un médiocre succès : les Français protégés du feu de leur canon, montèrent à l'assaut sur tous les poinls; el les assiégés se virent contraints de se retirer dans les coupures qu'iU s'étaient ménagées: le combat recommença alors avec plus de chaleur , et les assaUlans repoussés furent contraints de se retirer après une perte d'autant plus cqjisidérable , qu'ils eurent à regretter plusieurs officiers de marque: l'assaut qui avait commencé à midi du sS juin , ne finit qu'à cinq heures : les habitans de Conî , et les femmes surtout, eurent beaucoup de part à cette généreuse résistance; méprisant les dangers les plus pressans , on les vit en foule sur la brèche jeter des pierres , de l'eau bouillante , et des fascines goudronnées sur les ennemis. Le combat ayai^t cessé , Rossane entreprit de nouvelles galeries qui ne lui réussirent pas : les Piemontais découvrirent quelques-uns des rameaux, d'autres s'éboulèrent, et l'on commençait à désespérer de prendre la place de forée. Le maréchal se flatta de. vaincre en£n l'obstination Tom.JI. 17

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a58 GUERRES DU niWilUT An 1557. dn gouverneur , auquel il demanda, une enirevue : Luzerne qui »'y refusa d'abord , songeant qu'elle pouvait lui laire gagner du temps , se rendit sur le glacis de la porte du Gezzo , avec le syndic de la ville, et quelques officiers : il répondit à monsïAir de Montbasin , qu'il consulterait les propOiiitlotiB du maréchal dans un conseil de guerre) et ayant ainsi gagné vingt-quatre tieufeâ, il manda ensuite qu'il était déterminé à s'ensevelir sous les ruines de Coiiî.

Cependant les amiS' du duc de Savoîar sollicilaient les Impériaux d'aller au secours de la place; et comitie le manque d'argent nécessaire à payer les troupes retardait seul l'exécution de ce projet, la noblesse et les citoyens ai^éâ du Piémont se dessaisirent Volontairement de leur vaisselle et de leurs bijouï, pour faire des fonds à la caisse militaire; Pierre Belli, qui donna le premier exemple de ce dévouement généreux, doit être rappelé particulièrement; si ses talenS lui avaient mérité l'esiime de l'empereur, qui ordonna Ji ses généraux de l'admettre dans les conseils , et de profiter de ses avis , son zèle le rendait également cher au ^ duc de Savoie (a). Alors les Espagnols

(a) Vojfi Rohurento , jfreMpio istorieo iPflalta. J'ai là(W de conoUicr vu Ua érinuBcni de M

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