CHAPITRE XIIT. aSg
«e mirent en mouvement , an nombre de Am iSSi^
Suatre mille; l'approche de cette colonne écida la levée du siè^ , quoique l'armée française fût eiira>re fot-be dé dtzsept mille hommes , dont cinq millâcavaliers: elle se retira le 37 fuîn, après cinqnante-six jours de trancfaé«**iivi;rte. Monsieur de Luzerne en rendant compt« au duc de U retraite des ennemis, fait monter leur perte k trais mille soldats, saits compter les blesses : les assiégés n'eurent que deux cents hummes de tms; mais il n'y en avait pas quarante sur toute la garnison , qui n'eussent reçu quelque blessure. Cette belle défense honore le courage et les talens de monsieur de Luzerne, qui if»M long-temps occupé la i^ace de professeur de droit à l'université de Padoiie , Ae s'était paft ' £iit connaître encore comme militaire ^ quand lé duc Gharleb l'ap^U au gouvernement de Goni,
LesFrattÇais^ qui durant le siège avaient occupé B.tKcasparviet'a , Démont et Roc" cavion t y laissèrent des détdclwmens , en se repliant à SatucitSjlDh^ nie s'arrêtèrent pas long-temps. Mtmsieur de BHssac conçut l'espoir de couper la retraite au mar' qbis de Pescare, venu jusqu'il Fossan
siige ce qu'en rapporteot, I Sccoli di Gudco, etSaint- Simon' qiii tes a suivis, avec ce qu'rà dlient BaÎTin, CambUao , Robureato , Tojim etc.
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36o eUEKRES DU PIEMONT
An 1557. contre l'avis de la plupart de ses capi-, taines; et il exécuta heureusement ce projet, CD se saisissant avec une extrême célérité de Brà, de Cervère, de Genoule, de Villeneuve, de La-Moura, de Verdun et de Novel : ces places, avec celles qu'occupaient.dé)à les Français, cernaient complètement Fossan , et te maréchal en étendant son armée dans l'intervalle d'un poste à l'autre, resserra entièrement les Impériaux : cette dernière mesure sauva peut-être le marquis de Pescare, qui por- " tant avec promptitude toutes ses forces contre un seul point de la longue ligne des ennemis , la força , et s'ouvrit par les Latighes la route du Milanais. La positicoi du marquis de Pescare , alar»
mante en effet , avait sensiblement inquiété le cardinal de Trente, par ordre duquel un renfort considérable venait d'arriver à Asti ; ^e corps y apjHit la — retraite de Pescare ;,mais il ne put em~
pêcher ni la perte de Carail , ni les courses ruineuses des Français dans les environs de Coni : ceux-ci commandés par . le vidame de Chartres, se portèrent le 6 août jusque sous les murs de. la place, comptant en brûler les moulins ; et sans la belle défende du capitaine Musso, ift eussent réussi dans leur projet. Au reste l'armée française n'avait pas changé de position; et le comte '.de La-Trinità , resserré seul dans Fossan, souilrait du manque
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