CHAPITRE xiir. a6i
de vivres: décidé à repousser les-^pos- Aai^Sj. tes qui le gênaient le plus, il attaqua le iS août un corps de cavalerie, qui s'était extrêmement approché de la ville: le combat fiit opiniâtre, et la victoire, balançait entre les deux partis , lorsque les Français, secourus à propos, forcèrent les assiégés à regagner Fossan en désordre : quelques-uns des plus hardis.
poursuivirent de- si près les Piémontais, qu'ils entrèrent avec eux dans la ville » où on les fît prisonniers.
Pendant que l'on cernait ainsi cette , place, la nouvelle de la bataille de Saint- Qiientin, donnée le lo août, arriva à Saluces , où monsieur de Brissac avait ^ta- ' bli son quartier. Le courrier qui portait cette nouvelle au maréchal était chargé de l'ordre de faire repasser en France sans perte de temps une partie de la gendarpierie , et tous les Suisses de son armée: ce contre-temps chagrina d'autant plus Brissac , qu'il craignait dans ce moment une insurrection générale , , à cause des nouvelles impositions dont on venait de surcharger le peuple, contre l'avis de ce général (a) : forcé néanmoins
(a) On veaut de mettre en Piémont une capitatîoa de trois icui d'or sur chaque cbef de famille , et l'on avait augmente en même temps le^ droits établis sur les denrtes, pendant que l'on payait d^â, par-desius les impositions ordinaires, des contributions
>ai5S7. d'obéir, il leva le blocus de Fossan, concentra ses forces , et démolit les fortifications de quelques places qu'il prit le parti d'abandoauer (a). La retraite dé l'armée française vers Turin laissa au petit ils de l'immortel Gonzalve de Cor- ^doiie, le duc de la Sessa, qui commandait les EspagDols à A«t> , la facilité de courir les campagnes: H s'approcha dé Coni, après avoir pris quelques châteaux sur sa route , et s'etant joint U une partie de la garnison piémontaise , il chassa' les ennemis de toute la vallée de Sture. Ces avantages avaient à peine rassuré les Pîémontais , qu'ils eurent k concevoir' de nouvelles cramtes dans le comté de Nice. La flotte turque, auxiliaire des Français, venait de reparaître dans ces mers, et menaçait d'un nouveau débarquement: les soins du gouverneur André de Provane , comte de Frossasque , ne laissaient rien craindre ponr Villefranche : mais Nice n'était pas à' l'abri d'un coup de main ; cette ville qui se rappelait encore avec horreur les maux qu'elle avait soufferts en 1645, se prêta à tout ce
ïeTées lùus les loms de laîlloa, gratifications, vivres et 1o(;#inpiis roiliUtres ; le pays fournissait, et en- Iretfoait «ncare ijiiaranlc «hevaux pour le train d'artillrrie , cpiatre compagnies de cavalerie , et qiiinie d'infantene. fiohin ''".S. {) e' lo.
(a) Les plus considàvbles furent Gag;l»nico «t Gatiinare.
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qa'EtLenne Doria exigea d'elle, dès qu'il ^01557. Toalut la mettre en état de défense : les fortificatioDS en furent soigneusement réparées ; la côte garnie de batteries ; tout annonçait enfin la disposition d'une défense vigoureuse , et cette .disposition contribua sans doute à la retraite des Turcs, qui après, avoir croisé quelque temps devant JVice, se retirèrent sans rien entreprendre. D'autre part, la prise de Cental termina la campagne en Piémont L'entrée du baron de Polweiltir en Bresse par la Franche - Comté n'avait point eu de suites : le duc de Savoie s'était flatté de recouvrer la Bresse et le Bugey ; il espérait même de surprendre Lyon, oil il entretenait des intelligences,
5ar l'entremise de messieurs de Lucinge, e Mions , de Liétod, et de quelques autres Savoyards : Folweiter marcha en effet en Bresse, ^ la tête de diz mille homines d'in&nterie et de douze cents cavaliers ; mais il n'osa pas attendre avec «tes soldats nouvelleraeRt levés l'attaque des troupes françaises marchant contre lui, et il repassa en Allemagne. Un corps d'Espagnols , détaché de l'armée du Piémont, s'était rendu dans le Ferrarais aux ordres de César Maggi : le reste des troupes prit des quartiers. Les Français étaient déjà entrés dans leurs cantonnemens, et le bruit des armes cessa un moment , sans diminuer toutefois les malheurs de la guerre.
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364 GUERRES DU PIEMONT