CHAPITRE XIV. ayS
front d'attaque ayant été choisi, Ion Aiit5% ouvrit lit tranchée le 3 1 , ot l'on pressa le« approches-: )e 22, wn déUcheineol; venant de Casai chercha inutilement d'em trer dans la ville; il fut entièrement défait; et wn nouveau ranfqrt qi}i paru^ quelques jours après ne sç retira qu'avec uns grande perte : tes travaux avaient d'ailleurs tellentent avancé , qqe le aâ l'on commença à battre les remparts en brèche av«c viugt- quatre pièces de canon : Je 99, la cpnrttne attaqtfée. se; trouva entièrement ruinée , et les défenses de fla^c rasées: Iç dfiç de la Sessa en se préparant a l'assaut, changea 1^ direction q'une de ses batteries , qu'il plaça de manière k pr£n4rç en écharpe le haut du rempart : ce feu meurtrier éloigna de la brèche les Lansquenets qui s'y étaient placés; et les Ëspagnpis saisirent ce nsoment, et s'en rendirent maîtres; le capitaine Paquigni, commanr dant ds la pla^e , prétendit en vgin sç défendre d* rue en ruç ; il fiit cul-r buté par- tout, et forcé de $e rendrç prisannief, avec i;na garnison de roi|lç hommes. .-
Monsieur de W Sessa venait à peînç de prendre Moncaive, qu'il reçut l'ordre exprès d'assiéger Çysal : ce général avait espéré un moment de se donner tin point d'appni vers le Mopferrat, par la ^arprise de Chivasso , où. il avait de^ Tttm. il. 18
intelligences; mais les traîtres ayant été découverts et pendus, il fallut renoncer à cet espoir , et marcher directement sous Casai: on y arriva le 8 octobre : l'on jeta le même jour des ponts sur le Pâ : les Italiens campèrent sur la gauche de ce fleuve , pendant que les Allemands et les Espagnols resserraient la ville de toute part : les fortifications furent reconnues sur le soir, malgré' une sortie vigoureuse ; let l'on ouvrit la tranchée la "nuit suivante du côté du Parc : ■ les assiégés sortirent de nouveau contre les travailleurs , chassèrent trois cents hommes qui les soutenaient, et comblèrent l'ouvrage ; le duc de la Sessa se disposait à le recommencer , lorsqu'un courrier lui apporta la nouvelle que les conférencespour la paix avaient commencé à l'abbaye de Cercamp, dans l'Artois : cet avis fit craindre au général espagnol qull ne s'y conclût une suspension d'armes avant la prise de Casai; et cette idée le détermina à lever le siège, et à s'attacher aux petites places qu'il pouvait conquérir en peu de jours , et qui lui seraient demeurées pendant la trêve: en exécution de ce plan , l'armée se retira le 10 à Occimian, ou à Saint-Martin , et pendant qu'on fortifiait ce dernier village , destiné à contenir à la fois les garnisons de Valence et de Casai , des détachcmeos s'emparèrent de Mirabel>