‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 75 sur 176 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

«ue-l'on découvrit, ne laissaient plus ^a iSSg; de doute sur la disposition générale à l'insurrection. Le danger des places frarf- Çaises manquant de vitres , aputall Ji là position fâcheuse Où se trotlvaît Bris^ sac : un détachéiiiént cfhàrgé dVscôrté^ une somme d'ârgeitt à Casàl, fut battu, l'argent etilevé; et cette place, aihsi que Valence , était réduite h la defnièré extrémité , lorsqu'on réÇtit aux àtirsêes lâ iiodvelle de )s paix concilié le 3 atHl à CltCau-Gamb^sis; les plénipotentiaires piétlioAtais (a) y avaient obtenu la réintégration d'Emmanuel Philibert dans ses états ; la France se réseh'âit cependant le droit d'occuper' éncofé durant trois ans, Turin, Chiefi, Chivasso, Vignét-ot et Villeneuve ; et l'on devait discuter petidaitt ce teùps les àratth prétendus de cette puissance SUf ]é& états de Savoie : On permit awt Ffam çais de raser les fortifications élevées par eux durant la guerre autour des villes qu'ils restituaient , |foiil^u qtfë ces démoititioftâ fussent faites dsriis ôètti mois de tëfUps (b). Les Espagnols de

(a) Ih&aH Ai taH^ëit , cotnTe de Sfritplarie ; François tAjiMifrti , rt^iieftr d'ÔsiTi^iffl; Pierfe^aiflard , seiRùenr An Bouchet*.

(b) Ateillabe, Alïie, Bnstjtff, Cfte, Tirer, MonkiMtr , Qiéiia^ae , Roqne-*«-BaHî, Mondovi- Santy« , SaTilla» , S.'-Ali>«n , S^'t^sB^iaB^ , 5.'-Miclid,

378 GUERBES DU PIÉMONT An iSSg. leur côté s'étaient ménagé le' droit d'entretenir des garnisons dans Asti, et dans Verceil , qu'ils s'engageaient d'évacuer, aussitôt que le roi très-chrétien rendrait au duc de Savoie les cinq villes que nous venons d'indiquer (a). II n'aurait tenu qu'à Emmanuel Philibert d'empêcher l'exécution de ce traité, que le roi d'Espagne ne voulait pas ratifier sans son consentement; mais loin de retarder une paix après laquelle l'Europe soupirait depuis long-temps, le duc de Savoie en pressa la conclusion', malgré les sacritices qu'on exigeait de lui. Le traité était à peine publié , que plusieurs gentilshommes se rendirent auprès d'Emmanuel Philibert, sans consulter le maréchal de Brissac (b); le peuple refusait de payer les charges publiques, et de travailler aux démolitions. pans cet état dé choses, le maréchal.

VeiTue , VéroIcDf^e , Vill^raocbe , Zumagjia et Gaglianico furent difmaatelés à cette occasion.

Vojres Soi fin au liv; 11.

Mulatera , memorie di Siella.

(a) Philippe II échangea Verceil contre Samya pour complaire à Emmanuel Philibert.

(b) Ce s^éaênl n'accordait de passeport aux Pi^ montais, que sous la condition d'aller â Paris reca« voir les ordres du roi et du connétable.

fojreZf les mérn. de Boivin; le second Pol. des mémoires d'état de Ribier ; et la relation de l'ambastadeur lAppomano.

CHAimiE XV. , 37g

par une modération digne de son cou- Ani55^ rage, pressa lui-même le duc de Savoie d'envoyer dans chaque ville un de ses officiers , afin de contenir les habitans, çt de prévenir les désordres : cette conduite , et le désin té ressèment) qu'il avait toujours montré , auraient dû le mettre au-dessus des accusations ; cependant des plaintes contre lui , et contre ses principaux officiers, prévenus de violence, et quelquefois même de péculat, arrivaient journellement à la cour de Fran' £e, où Emmanuel Philibert s'était rendu pour son maria'ge avec madame Marguerite sœur du roi : quant à Brissac, il est bien sûr que ces imputations étaient fausses (a); et si l'on a un reproche à lui faire, c'est bien plutôt celui ae ne pas avoir assez réprimé la licence de ses subordonnés: ce général était dans une peine extrême sur les suites qu'aurait le retour . de l'ancien ordre de choses à l'égard de ceux qui s'étaient jetés dans son parti : la cour semblait s'intéresser si peu à leur sort , qu'elle ordonna la démolition des fortifications de Bene,

(a) n suppWâ souvent de sa bourse à ce qni manquait pour remplir 1rs engagemeufi qu'il avait contractas ; et quand il Tut rappelé , il paya Se sod argent les marcbaqds piémenlaîs qui avaieut founii \'»tm^e sur sa parole. £oipin , tiir. 13. >

aSii GUBRBES t>ir PtéliONT

>^ i5*f^ tfboique le seigneur de cette vîlte èât été I un des plus ardens partisans deé Français:" Btissac écrivit ihutilement ert «a faveur i il ne put le sauver , qu'en u-aitant avec le duc de Savoie l'échangtt dti Cette place, t en dédommagement de laquelle Costa reçut les deux comtés, dé Pont'de^VilIe » et de Gastillbn d'Omb«A en Br«Me : le sort de cet hôinmé mât^ ^mai dans le parti français fit trembler tous ceux qui avaient servi la tivèmé causb ; plus de cent-vingt gentilàhom'mes piémontais représentèrent le daîi* ger dâ leur situation : l'atnnistte géné^ raie accordée par le traité de paix itè rassurait pas leur consciencïe ' coupable ; et ils avaient trop de teprorhes à àe faire pouf compter sur la générosité d'un jeune prince qu'ils ne connaisiaiënt point encore.

Monsieur éè BHssac, occupé à ttfebser les démolitiona des placés, avait lAiï' vernir quatre cents pionniers français; mait *<:e petit nombre de travailleurs était loin de pouvoir suffire, et l'on employa 4ou- 'Vent la force avec peu de suCtès pour obliger le peuple à partager un travail qui lui peinait t " 1 indiscipline des ■ truu» pes ajoutait à l'embarras du. maréchal ; à Valence la garnison refusa de JaiSSer sortir l'artillerie qu'on voulait emmener, -«t prétendit la retenir en gage , jusqu'à ce qu'âlIe eût reçu les payée qui ItR

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