CHAPITRE Xn. S
oui s'étaient avancés vers Saint-Jean.-— Les troupes passent le Pélés\ — Les reheUes se retirent devUht elies , . et campent à la Tour. — Attaaue inu~ tile des hauteurs de Taillare j et de la Combe. — Pourparler de paix. --• ■ Les troupes repausséesà Pré-du-Tour.
— Accord conclu. — Les Vaudoisfont une convention secrète avec les Calvinistes du Dauphiné. — L'indiscipline des troupes leur fournit te prétexte qu'ils attendaient. — Ils reprennent les armes. — Assemblée séditieuse, — Ser* ment dunion. — Les rebelles surpren' nent quelques postes, et s'emparent du château ae Bobbio. — On les attaque sans succès à Angrogne. — Second combat. — Le village est abandonné au pillage. — Les Vaudois se replient jusqu'à Pré-du- Tour. — Combat qu'ils y soutiennent. — Rorà pris. — Les insurgés, resserrés sur les montagnes de la Tour , s'ouvrent un passage tépée à la main. — Secours qui leur arrivent de France. — Bobbio pris , et brûlé par les soldats. — Les fraudais se soutiennent dans leurs derniers retranchemens. — Nouvelle attaque infructueuse au Pré-du- Tour. — Position malheureuse des rebelles. — Nouvelles conférences. — Le fort de Perrero ravitaillé. — Combat général, malheureux pour les troupes.—* Tom. JL ig
900 GUERRES DU PHeImQNT Avances des f^audois pour' obtenir la paix. — Elle est conclue, — Elle est un moment troublée. — Le calme se rétablit.
An t56o. J\ ous voudrions pouvoir nous dispenser de parler de la campagne du 1 56o contre les Vaudois, habitans de nos montagnes : elle mérite peu d'attention sous le rapport militaire, et semi)le se ressentir d'ailleurs de l'esprit d'intolérance qu'on reproche au XVI siècle ; mais c'est précisément ce reproche qui nous arrête sur un sujet qui .a été traité avec si peu d'exactitude par tant d'écrivains , soit qu'ils aient été trompés par leur propre enthousiasme, soit qu'ils se soient laissés séduire par celui des auteurs, auxquels ils s'en sont rapportés. Emmanuel Philibert n'était, ni cruel, ni intolérant: profondément pénétré des vérités de la religion catholique , dont il suivait exactement les devoirs , il avait pour prin- ,cipe , de ne point employer la force ou la violence contre les opinions religieurî^ipt'?ri«ij^ *«s (0 = si ce prince eût voulu exterirt. ., w.. 1, • miner les protestans .dans ses états , comme on osa l'avancer , il n'aurait point rassuré les Vaudois, extrêmement alarmés lors du massacre de la Saïnt- Barthelemi , qu'il désapprouva hautement, «iosi que nous l'apprend le ministre Gilles