‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 92 sur 176 · CHAPITRE XVtlI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVtlI

n'empêch&rent pas Sancy, très-supcTieur AniSn^. en forces , de se porter k la fois dans lei Chablais et dans le Faucigny ; repoussé à Cluse par le capitaine Ca^ rufib , et k Ripaille par le capitaine Ferrero, i\ prit Bonne le 3 avril, et se rendit maître en peu de jours, de Saint- J«ire , de Montouz , de Bonnevitle et de la Contamine.

L'ànB^e ennemie après avoir pillé ces villages, et dévasté les campagnes des environs, s'avança à Gex: la garnison était faible ; les habitans refusèrent de .

E rendre les armes; et Claude de Pobel, aron de La-Pierre , gouverneur des bailliages, se vit forcé d'abandonner la ville et de s'enfermer dans le château : I9 place était bonne ; cependa^tt le gouverneur , quoiqu'assuré d'un prompt %ecours , là rendit lâchement , et se laissa conduire avec les siens prisonnier de guerre à Genève (i). J.?r!^'™'^"

Mousieur de Soimaz s'était avancé vers î;;.t" -i^t™»! Gex; étomié de ia reddition précipitée^. ~ ub^'j^ de cette importanle place, il retourna ^^;'''',i*-",^ p à RumiUi, après avoir rétabli le pont fj;'*»-'»'"-»''' de Boringe , et tenté sans fruit ati coup de main sur Bonne. Monteur de Sancy marchait en même temps contre -Cluse, qu'il chercha de surprendre ; son projet ayant manqué , il attaqua t'épëe k la main une hauteur qui commandait la TÎJle , s'en rendit maîu^ , y dressa ses

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An t5Q^ batteries, iet pressa tellement le sièges que le huitième jour il crut pouvoir monter à l'assaut ; mais il y fut repoussé; et ayant rassemblé un conseil de guerre , on prit la détermination de lever le siège , et d'aller k la rencontre des renforts qui venaient à l'armée du pays des Grisons et de So- <o„,^-,^» leure (i).

fei..^d^u^g™ ^^ général Sancy ayant marché sur cDDtnen.ih Thonon, la ville qui n'était point fortifiée le reçut sans résistance; le chevalier de Bouttiliers , commandant du w cmiMâB.. château , capitula le 26 avril (2) ; et les ennemis du duc de Savoie s'étant ensuite emparés du château de Ballaison, et d'Ivoire, attaquèrent la Tour de la Fléchère; vingt hommes qui la défendaient montrèrent un courage audessus de l'éloge ; le colonel d'Erlac désespérant de lès forcer , mit le feu à une maison qui avoisinait la Tour y et ayant ainsi contraint les assiégés de se rendre k discrétion , il fit pendre les cinq officiers qui avaient dirigé la défense du poste : l'armée alliée marcha alors contre Ripaille: un mur terrassé garni de sept tours , et un foss4 casemate , formaient l'enceinte de cette j.^oji-"^*r»^*' place (3), défendue par cinq cents soldats et par' quelques gentilshommes volontaires , qui selon 1 usage du temps , c'étaient jetés dans cette ville dès

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