CHAPITRE XVIll
qu'elle parut menacée ; le 37 avril , An i5Bg. Sancy ouvrit la tranchée , et malgré le feu des assiégés , il se logea sur le bord du fossé , d'où il battait les remparts en rnine ; cependant le' comte de Martineago arriva le 39 en vue de ses postes (1): Don Amé de Savoie con- ^)^c«.fc««;duisait 'quinze cents hommes-d'armes, r"'»™^"'"'^'
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monsieur de Sonnaz cinq cents argoulets , et le baron de Viri était à la tête de mille hommes d'iniànterie ; Marti- . nengo les suivait avec cinq cents lances : les assiégeans ne voûtant pas attendre les Savoyards sous les murs de la place , détachèrent vers eux un corps de sept mille hommes, dont mille chevaux; mais quoique sur un terrain trèsavantageux pour l'infanterie , l'ennemi plia devant les Piémontais , et sa cavalerie battue fiit poursuivie jusqu'à Thonon par les troupes de monsieur de Viri , qui perdit la vie dans ce combat : cependant le colonel d'Erlac faisait souvent avancer des troupes fraîches, et les Savoyards, extrêmement fatigués, commençaient à plier après trois heures de combat , lorsque monsieur de Martinengo arriva à la tête de son arrière-garde; la charge des cinq cents lanciers qu'il conduisait décida la victoire, et l'ennemi ne songea plus qu'à se retirer (2) : le général piémontais pro- bi^'Î.^JÎ't™'.*' fita de ce moment pour attaquer les
?a8 GtlEBHES DU PIEMOSt Ah,i56^ assiégeans dans leurs lignes; la sup^rîd* rite de leur nombre ne l'étouna pas t il les chargea avec vigueur ; mais repoussé sur tous les points , Martinengo ■blessé troîs fois se retira à Cbamb^ryi et le capitaine Ferrero , qui n'espérait plus de secours, voyant une grande brê" che dans les remparts , capitula le pre* ~M«^^<.w'°^i"t; mier jour de mai (i): les ennemis brù^ °'°' *' lèvent Ripaille , dont ils rasèrent les
fortifications : quelques jours après le duc de Savoie perdit deux galères qui croisaient le lac de Léman ; elles se laissèrent surprendre à l'ancre par les lii^}!""^''*^^' Genevois (2). Charles Emmanuel se proposait néanmoins de prendre l'ofien' sive à l'aide des renforts qui venaient de lui arriver; le gouverneur de Milan lui envoya mille Espagnols , le duc de Nemours mille Français, le comte de , Montrevel lui amena mille Bourguignons , et Claude de Challant arriva en- Savoie à la tête de mille Valdos* tains ; la cavalerie avait été augmen* tée par un corps de chevaux légers, levés aux irais des provinces du Piémont , et par tes gentilshommes de ces mêmes provinces, appelés à l'armée sous les ordres du comte de Masin. Ces forces s'étant réunies , Charles s'avança k Rumilli, comptant mieux observer les aUiés qui se tenaient près de Genève i mais monsieur de Sancy
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