‹ Histoire moderne; rédigé conformént aux programmes officiels du 31 Mai 1902. Classe de seconde A B C DChapitre 50 sur 118 · I. EGLISE · texte numérisé non relu

I. EGLISE

Le pape est l'évcque Je Kume. A lorigine. il n"était pas élu autrement que les autres évèques: il était choisi par les prêtres et les lidèles de la ville, et non par Tuniversalité des chrétiens. 'Cependant il a toujours tenu un rany exceptionnel, le premier, parmi les évèques. Cette primauté, il Ta due d'abord à ce que Rome était la capitale de l'empire: il la due ensuite et surtout à ce qu'il est le successeur de saint Pierre, fondateur de l'Êi^lise de Rome. Or. au témoignaLie de l'évaniiéliste saint .Mathieu, l'un des apôtres, saint Pierre, a été établi Prince des apôtres par le Christ lui-même. Aussi les chrétiens attachèrent toujours une importance particulière à l'opinion du pape, et quand un différend venait à s'élever entre évèques. le pape était généralement pris pour arbitre. Dès le milieu du quatrième siècle, un Concile lui reconnut officiellement cette autorité d'arbitre universel, et cent ans plus tard, au milieu du cinquième siècle, au temps du pape Léon le Cirand, les empereurs, à leur tour, lui reconnurent, avec le droit de trancher les questions relatives à la foi, la juridiction suprême sur tous les évèques.

p.\PES ET Par contre, les empereurs considéraient le pape EMPEREURS comme un de leurs fonctionnaires. Héritiers des coxsTAXTi- empereurs pa'iens qui. en qualité de grands pontifes, NOPLE étaient chefs de la religion, les empereurs chrétiens

voulaient jouer dans l'Église le même rôle prépondérant. Ils exigeaient que le pape, avant de prendre possession de son siège, sollicitât leur approbation : ils le tenaient pour soumis à leur autorité dans l'ordre religieux aussi bien que leur était soumis, dans l'ordre civil, le préfet chargé d'administrer Rome en leur nom. Au sixième siècle, le pape Silvère s'étant refusé à laisser installer comme patriarche à Constantinople an hérétique pnjtégé de l'empereur justinien. il fut enlevé par ordre de l'empereur, puis déposé et hnalement déporte comme un rebelle.

L'autorité impériale ne s'exerça qu'excepiionnellcp.\PES ROIS ment avec une pareille brutalité. Elle n'en parut pas

moins toujours lourde aux papes, et périlleuse. Les . empereurs en effet, qui se qualifiaient eux-mêmes « évèques extérieurs», allaient jusqu'à prétendre intervenir dans les questions de foi. et à xouloir décider des croyances, affaires spirituelles, comme ils décidaient des affaires civiles et militaires, de la perception d'un impôt ou de la construction d'un palais.

11(1 1I1ST()1RE .MODEKNt;.

De là chez les papes, pour assurer leur légitime et nécessaire indépendance spirituelle, le désir de l'indépendance temporelle et de la souveraineté dans Rome.

Celte souveraineté, ils l'acquirent dans la dernière moitié du huitième siècle, grâce aux rois francs. En 766, Pépin le Bref, ayant enlevé aux rois Lombards Ravenne et les territoires riverains de lAdriatique. qu'ils avaient eux-mêmes pris aux empereurs. Ht don de sa conquête au pape Etienne II. Cette donation, ultérieurement renouvelée et complétée 1774-7^7' P'^'" Charlemag-ne, lit du pape un véritable roi, dans ce qu'on appela d'abord « le patrimoine de Saint-Pierre ». et plus tard « les États de ri-:giise ».

LES PAPES Moins d'un demi-siècle après s'être soustraite à ET LES l'autorité des empereurs, la papauté, par une entre-

EMPEREURS prise hardie,'disposa de la couronne impériale. Aux FRANCS dernières années du huitième siècle, la couronne

était portée par une femme, l'impératrice Irène. Ce règ'ne d'une femme, sans précédent dans l'histoire de l'empire, scandalisait l'Orient et Constantinople; l'Occident et Rome, allant plus loin, considéraient le trône comme vacant. EIn l'an 800, à la Noël, Charlemag-ne se trouvait à Rome. Pendant l'office de minuit, dans la basilique de Saint-Pierre, tandis qu'il priait ag-enouillé de\ant l'autel, le pape Léon III lui plaça sur la tête la couronne impériale. En môme temps, le peuple l'acclama « empereur des Komains ». Ce n'était pas en effet un empire nouveau que le pape entendait créer: il ne s'agissait pour ainsi dire que d'un changement de dynastie. La couronne romaine passait simplement des liyzantins aux Francs, et le centre de l'empire, déplacé cinq cents ans plus tôt par Constantin, était, par rinitiati\e du pape, ramené de Constantinople à Rome.

Après avoir couronné Charlemag'ne. le pape se prosterna devant lui. Malgré ce geste de sujétion. iln"en paraissait pas moins que le pape avait fait l'empereur, et quand s'éleva dans la suite entre les pape;^ et les empereurs le conflit pour la prééminence, les papes ne manquèrent pas d'invoquer en leur faveur le couronnement de l'an f!oo.

De leur côté, les premiers empereurs francs cherchèrent à s'assurer sur les papes la môme supériorité qu'avaient exercée plus ou moins les empereurs byzantins. Charlemagme, tout en respectant absolument lindépendance spirituelle du pape, tenait

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ccpciidani le patrimoine de Snint-Picrrc pour partie intéii'rnnle Je l'empire, cl par ses inspecteurs, ses missi, établis en permanence à Rome, il sur\eillait et contrôlait l'administration ponliticale.Son fils Louis le I^icux alla plus loin ; il soumit l'élection du pape à la ratification de l'empereur ;825). C'était le retour complet au réi^-ime de la domination byzantine.

Mais la revanche de la papauté fut prompte, et l'occasion lui en fut fournie par l'un des empereurs même.

En H-Fi. l'empereur étant mort sans enfant, l'empire se lrou\a vacant. L'héritier légitime, par ordre de naissance, devait être le roi d'Allemai>-ne, Louis le Germanique. Mais son frère cadet, le roi de France Charles le Chauve, dévoré d'ambition, sollicita et obtint du pape Jean Mil d'être couronné empereur. Pour la seconde fois le pape fut appelé de la sorte à disposer du titre impériale et pour que nul n'en iiinorât. il commenta l'événement en ces termes dans un synode tenu à Rome : « Nous avons élu Charles. n()us ra\(jns solennellement éle\é à Icmpii'c romain.... A ce poste d'honneur il ne s'est pas élevé comme un voleur, ni par des machinations détestables. Il a été désiré, souhaité, demandé par nous, appelé par Dieu, et honoré de cette diiinité. pour défendre la i-elii^ion", protéger les serviteurs du Christ. C'est par humilité et par obéissance qu'il s'est soumis à nos vœux. » Toute la théorie ultérieure de la subordination des empereurs aux papes était contenue dans ce discours.

LES PAPES Au milieu de l'anarchie générale et dans l'universelle ET LES décomposition des Ktats, à la tin du neuvième siècle

EMPEREURS et au dixième, il y eut comme une éclipse de l'empire.

VLLEM.\XDS ] J;^ couronne fut alors portée par des personnages secondaires, seigneurs italiens ou rois de Provence ; puis elle demeura complètement vacante pendant trente ans. Aussi ce fui une véritable restauration quand, en 962, le roi de Cermanie Otton devint empereur, le premier des empereurs du Saint-Empire romain de nationalité germanique. Or. cette restauration se fit par le pape — le pape Jean XILCe fut au pape, comme avait fait Charles le Chauve cent ans plus tôt. qu'Otton demanda la couronne: ce fut du pape qu'il la reçut. Mais presque immédiatement après, l'année même du C(Xu-onncmcnt, le pape avant intrigué contre l'empereur, Ollon accourut à Rome, fit déposer Jean XII et lui fit élire un successeur, après avoir imposé aux Romains le serment de ne jamais procéder à aucune

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élection pontificale que du consentement de rcmpcrcur.

Ainsi, Tempire à peine restauré, on \'oyait apparaître chez les empereurs allemands la prétention à la suzeraineté et à la supériorité, non seulement sur Rome, mais aussi sii'r la papauté. A cette prétention les papes eux-mêmes acquiescèrent un moment au milieu du onzième siècle. Un pape allemand, Clément II (1046-1048), élu g-râceà l'empereur lîenri III, souscrivit à ce que l'élection du pape ne pût être faite qu'en présence de l'empereur. , Par suite de cette concession, quatre papes en quelques années furent directement désig-nés par l'empereur, et jusqu'au pontificat de Gfésfoire VII (lO/S) il n'y eut pas un pape qui n'attendît, pour prendre possession du Saint-Rièii'e, la confirmation par l'empereur.

Cette tutelle impériale allemande était périlleuse pour l'Kglise autant que l'avait été la tutelle des empereurs byzantins. Non pas que les Allemands eussent comme les Byzantins la prétention de participer au rèji-lement des questions de foi. Mais les vices dont souffrait l'Kiilise, la simonie, les nominations scandaleuses aux évêchés, étaient en g-rande partie leur fait et leur profitaient, en sorte que leur opposition était certaine le jour où un pape entreprendrait les réformes nécessaires.

Au milieu du onzième siècle, un moine, Hildebrand.

REFORMES ç,^^^ ^^ claire notion du péril et vit le moven d"v

parer : c'était de transformer le mode d'élection des

PONTIFICALES ^ ^ . r- • j-

papes. Cette transformation, préface indispensable de la réforme générale ecclésiastique, et qui eut pour le développement de la puissance des papes des conséquences capitales. Hildebrand eut la gloire de la faire opérer dans les conditions suivantes.

11 était moine à Cluny quand le pape Léon IX. passant par le célèbre monastère, se l'attacha et l'emmena à Rome (io4()i. Hildebrand avait alors trente-six ans, et pendant près de vingt ans il fut le conseiller très écouté des papes. Sous son inspiration le pape Nicolas II, en lo.Sg, après délibérations d'un concile convoqué à Rome, promulgua la célèbre bulle « In nominc Domini » qui réglait ainsi le mode d'élection des papes. L'élcc tion appartiendrait désormais, à l'exclusion de tout laïc, aux seuls cardinaux, c'est-à-dire aux membres les plus éminents du clergé romain, les curés des principales paroisses. En cas de troubles, les cardinaux pourraient procéder à l'élection hors de Rome.

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A dctaut de candidat romain « dii^ne cl capable ». les cardinaux pourraient choisir dans le personnel de l'Éirlise tout entière.

Nulle décision ne fut plus importante pour l'avenir de rKi^iise. La bulle de Nicolas II, en donnant uniquement à des ditinitaires ecclésiastiques le droit de nommer le pape, assurait l'indépendance des élections. D'autre part la di<;fnité de cardinal pouvant être et ayant été conférée à des prélats de toutes nations, la bulle devait permettre de faire du pape non plus simplement l'élu du clerp-é de Rome, ville impériale, mais l'élu du nicjnde catholique tout entier.

La réforme des élections pontificales n'était pas in-

THEORiE spirée seulement des circonstances. I>lle l'était encore

Drix-rtri^w ^^^ idées d'Hildebrand sur la place que le pape devait

occuper dans la chrétienté, et sur le rôle qu il y devait Jouer. Pour Hildebrand le pape, successeur de saint Pierre, prince des apôtres, était « le représentant de Dieu» sur la terre. A ce titre il devait sans conteste tenir la première place dans le monde chrétien, être au-dessus de tous les évêques « l'évêque universel ». et « les affaires importantes de chaque Kp-lise devaient lui être toutes soumises ». D'autre partie Christ ayant dit à ses apôtres, au témoignag"e de saint .Mathieu: « Tout ce que vous lierez sur terre sera lié au ciel, tout ce que vous délierez sera délié ». le pape, vicaire du Christ, est^omme un juo-e suprême, qui sur terre « ne peut être jug'é par personne ». Par contre il doit exercer sur tous, pour la sauvegarde de la justice, le triomphe du bien et le salut des âmes, une véritable souveraineté. Cette souveraineté s'applique au temporel aussi bien qu'au spirituel. « 11 a pouvoir de délier les sujets de la fidélité envers les princes iniques. — Il a le droit de déposer les empereurs ». Ce dernier droit découle en outre des «précédents », du sacre de Charlemafirne. de ceux de Charles le Chauve et d'Otton : capable de donner la couronne, le pape est log-iquement capable de la reprendre.

Telles étaient les idées d'Hildebrand sur le pouvoir pontifical, F.Ues reposaient à la fois sur des textes religieux et sur des faits historiques. Elles étaient, il faut le remarquer, en parfaite harmonie avec les conceptions politiques du .Moyen Ag^e. Tous les penseurs alors, hantés par les souvenirs de l'empire romain, de .son unité et de sa splendeur, professaient qu'il fallait pour le bien général, au-dessus des royaumes et des rois, un chef suprême.

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SUiluc (1 Uiil s ("liarti don.

Le Papi:

u treizième siècle, au porikI de la cathédrale de es. — PlKJtographie Gitau-

im arbitre iini\crsel. pape ou empereur. Serait-ce le paper Serait-ce l'empereur? Divisés sur ce point, préférant les uns le chef religieux, les autres le chef laïc, les penseurs demeuraient du moins unanimement d'accord qu"il fallait au monde « une tête » .

Ilildebrand ne ht point l'exposé systématique de ses idées, et la doctrine du pouvoir souverain du pape ne fut expressément et solennellement formulée qu'un siècle plus tard par Innocent 111. Mais l'essentiel de cette doctrine se trouve tout entier dans une sorte de mémento qu'llildebrand avait rédigé pour lui seul, sous forme de brèves propositions dont on vient de lire les plus caractéristiques.

' 't'//j statue reproduit exactement, à la tiare frès, le costume pontifical au treizième siècle. Le sculpteur voulant représenter le pape Grés^oire le Granit {5-(>- 6(q) l'a coiffede la tiare primitive conique, avec une seule couronne d'or à la tase. Depuis le onzième siècle et Nicolas If, par l'initiative d'Hildetrand, le futur Grégoire 1.7/, la tiare était souvent ornée de deux couronnes, la seconde sym- . tolisanl, dil-on, le droit du pape à disposer de la couronne impériale. Une troisième couronne fut ajoutée, au quatorzième siècle, par les papes d'Avignon.

Le pape est vêtu de la chasuble à plis amples; il porte par-dessous la dalmalique. ornée d'une haute troderie. Les épaules sont ceintes du palliuin,/'j;(./t'i/i' laine tlanche ornée de croix noires, gui retombe sur le devant de la chasuble. Au bras gauche pend le manipule. La main gauche gantée, — le ^ant est orné d'une broderie sur le dos delà main — soutient la hampe, aujourd'hui brisée, de la houlette du pasteur. Sur l'épaule droite une

ilvmbe: laléle est bri.w I.a main droite ramenée sur /.? poitrine'est mutilée.

i;r:(,[jSE.

Tdus SOS acics. quand il dcvini pape, en furent le eoninKMV taire en action.

ORIGINES DU COiNFLIT DU PAPE ET DE L'EMPEREUR.

LES INVESTI- TURES

Ce fut en 1073 — il avait alors soixante ans — qu'Hildebrand fut élu pape par acclamation. 11 prit le nom de Tiréi>oire \\\. Presque immédiatement le conflit éclatait entre lempereur Henri W et lui. La cause en

L' Empereur dans le co.sliime traditionnel romanubrzantin. Longue rote rose, ornée de broderies d'or dans le tas, sur la poitrine, autour des tras, aux poignets. Manteau pourpre, semé de cmix d'or, retenu sur l'épaule droite par une j^raje en pierreries.

A la main juauclie le iJ'Idte, srmtole de la terre, que l'empereur doit srouverner.

La main droite s'appuiesur k sceptre, ('ouronne d'o}oarnie de rutis, sapliirs, émeraudes. Chaussures durées, tas tleu pâle. Le trnne très élevé, i^arni d'un eoussin tlanc, avec dossier tendu de vert, est précédé d'un escatean. — L'empereur est otton II {973-9fi.3), lils d'ailon le Grand. Cette miniature, exécutée à Trêves, et dont on ne donne que la

partie centrale, est très intéressante parce qu'elle traduit les prétentions des empereurs a la domination universelle : Otton est entouré de quatre per.^nn- «jo-es qui srmtolisent la Fraude, ta (iermanie, l'flalie. l'Alamanie, c'est-à-dire les nations, venant lui rendre liommaae.

LE.MPERErR.

.Miniature allemande de la fin du dixième siècle.

.Musée Condé : Chantilly.

Photographie Braun.

loo THSTOlRi; >\(»l)i:i{NF..

fut la vôlontc du pape d'achever répuration du cleriîé. commencée sous son influence par ICtiennc IX '. et de rendre pour l'avenir la simonie impossible.

Pour y parvenir, il lui parut qu'il fallait appliquer aux nominations épiscopales le même système qu'aux élections pontiticales. empêcher pour les unes comme pour les autres Tintervention des laïcs, en sorte qu'elles fussent désormais le fait du clertié lui-même et du seul clergé. Après donc avoir renouvelé les sentences d'Etienne IX contre les indigrnes. Grétroire Ml. en 1070, déclara exclu de l'Ég-lise tout ecclésiastique qui recevrait d'un la'ic un évêché ou une abbaye : il déclara excommunié « tout empereur, roi. duc. marquis, comte, toute puissance ou personne la'ique qui aurait la présomption de donner l'investiture d'un évêché ou d'une dii»-nité ecclésiastique quelconque ».

Le décret pontifical, léi^itime dans son principe, devait entraîner, strictement appliqué, de «Taves conséquences politiques. C'haqueévêché comportait en efl"et des territoires — lebéiiéfice — sur lesquels l'évêque avait non seulement le pouvoir spirituel, mais aussi le pouvoir temporel. L'archevêque de .Mayence. par exemple, chef spirituel des habitants de .Mayence. était en même temps leur prince : à ce titre il rendait la Justice, prélevait des redevances, levait des soldats. A ce titre aussi il était un des «^-rands personnaoes du royaume d'Allemagne, l'un des principaux vassaux de l'empereur-roi. La situation était la même en France, en Ang-leterre. dans tous les Etats. Dès lors que les souverains ne pourraient plus intervenir aucunement dans la nomination de ces princes-évêques, toutes les terres qui dans les royaumes constituaient les biens des évêchés allaient se trouver en fait soustraites cà l'autorité des rois. C'était donc comme un démembrement et un amoindrissement de leurs États : nul souverain n'y pouvait consentir de bonne srrâce. De là les conflits, et entre les papes et les empereurs, long-ue d'un demi-siècle, la « Querelle des Investitures » (i(^-h-ii22).

En dépit des prohibitions pontificales, l'empereur

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