‹ Histoire moderne; rédigé conformént aux programmes officiels du 31 Mai 1902. Classe de seconde A B C DChapitre 63 sur 118 · ÉTRANGÈRES · texte numérisé non relu

ÉTRANGÈRES

européenne; ainsi l'Université de Montpellier, la seconde en date des Universités françaises (12 20). réputée pour sa Faculté de .Médecine, réputation qui subsiste aujourd"hui même: puis les Universités d"Orléans et de Toulouse, renommées pour l'étude du Droit civil qui n'était pas enseigné à Paris. Les piays étrangers eurent également des Universités fameuses : Fltalie eut Bologne dont l'organisation fut toute spéciale, et dont la Faculté de Droit romain fut illustre: l'Angleterre eut. Oxford et Ca m bridge, touj ours existantes ; la Bohême. Prague: la Pologne. Cracovie, etc. T a^jTlnjw^ furent éta.hli£s-aur- le mo^-télc dc-FJ: niversité de Paris; jamais aucune ne l'égala.

La gloire et la vogue-de l'Université de Paris eurent EXPANSION conséquence la diffusion de la langue et de la

DE LA LANGUE 5. , ^ . . . ,>i-

FRANÇAISE littérature françaises par toute 1 Europe, en particu- EN EUROPE '^^^ ^^'-' ti'tii^itiT"^ ^^ ''-'^^^ quatorzième siècle. .\ cette époque, le français fut une première fois ce qu'il devait être de nouveau au dix-huitième siècle: la langue des gens polis et cultivés en tous pays, et comme la langue de l'Europe. Au temps de saint Louis, un Italien. Brunetto L.ilini, l'un des maîtres de Dante, composant son « Trésor de toutes choses » (126.5), expliquait qu'il l'écrivait en français. « parce que la parlure de France est plus délectable et plus ccjmmune à toutes gens. » Trente ans plus tard, un auU-e Ita- / ^ff ien, le grand voyageur xémtien'MarcolPoto^. revenant d'Asie, idictait en français son « Livre des Merveilles », le récit de ses \Tngt"années de séjour en Extrême-Orient. Les thèmes de la littérature européenne étaient empruntés, en majeure partie, à la littérature française : soit aux œuvres lyriques, aux « Canzone » ou chansons des troubadours, les poètes de la France méridionale et de la langue d'oc. — soit aux « Chansons de geste », aux épopées guerrières des trouvères, les poètes des provinces du Nord et de la langue d'oïl. La Chanson de Roland, par exemple, la plus achevée de ces épopées, était traduite en I. \"oir ci-dcbsous, paye 25G.

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italien, en allemand, en hollandais et jusqu'en norvégien, au treizième sièele.

Pourtant il importe de remarquer qu'il ne s'est pas

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tiouve en branee. dans les einq derniers sieeles du

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