‹ Histoire moderne; rédigé conformént aux programmes officiels du 31 Mai 1902. Classe de seconde A B C DChapitre 64 sur 118 · POETES · texte numérisé non relu

POETES

c..»^T^.,c^ Aloven Age, un seul \raiment urand écrivain, de ceux

qui nxent la lanj:;ue, comme ht Dante en Italie au quatorzième siècle, et qui, pour cela, deviennent et demeurent classiques. Les premiers prosateurs — des auteurs de « mémoires » — au treizième siècle Villclurdouin {iï6o-i2i3) disant la conquête de Constanlinople par les croisés, Joinville (1224- 1.^17) retraçant la vie de saint Louis: au quatorzième sièele Froissard ii.vV-1410) racontant les débuts de la i^uerre de Cent Ans; avec eux les poètes du treizième siècle, Riilebeuf, dans ses complaintes et ses satires ( 12.S.Î-1 2701, (j«///j«;«c c/e Lf'/v/.s ci Jean de Mcung. dans le Roman ck JjjRose ( 1 2.37-1 2H7,), un interminable poème allégorique; tous pleins de saveur pour les lettrés, sont aujourd'hui tous inaccessibles au plus yrand nombre des lecteurs.

L ART POMÀ\ ET LàRT OGIVAL

LA REyAISSA^CE AU A7V ET XV' SIECLE

L'inliuence artistique, exercée par la l'i'ance .'-ur L'ART riùirope, ne fut pas moins grande que l'influence

AU MOYEN AGE littéraire; elle fut sans rivale depuis le début du treizième siècle Jusqu'à la seconde moitié du quatorzième, et au merveilleux épanouissement des arts qui se produisit au quinzième siècle en Italie.

L/art par excellence,. .au Moyen Age,, fut l'architecture : les autres arts lui sont en ce temps tous subordonnés. Les peintres et les « imagiers », c'est-à-dire les sculpteurs sont seulement les auxiliaires des architectes, ou comme on dit alors, des inailiws d\eiivre. (eux ci. du dixième au douzième siècle, ont imagine deux séries de formes et de procèdes de construction

(.A ri\i[js.\ I ICN. ,-.

qui constiuient ce qiron appelle le slrlc rom.in. et le .<;/>7c- o-zV.?/ ou si ylc français.

Dautrc part, ^''2!li!^L"^^Q1.9P- -SS^-^^^^ avant tout, rcli^^icux : il se ré sume toiUj:ntier dans les caLbjéilraJcs, et chacune d'elles est un musée complet. C'est que les hommes du .Moyen Ai;e étaient i^'ens de foi profonde. Chrétiens, quand ils editienl une église, ils ont la certitude qu'ils élèvent la maison de Dieu, et quen cette maison, une fois consacrée. Dieu demeure vraiment lui-même, invisible mais toujours présent au Tabernacle. Il faut donc que l'église soit la plus belle possible, .\rchitectes. peintres, sculpteurs, orfèvres, s'efforcent de se surpasser euxmêmes, et chacun tâche de mettre dans son œuvre le meilleur de son talent, comme un hommage au Créateur et au Sauveur. En sorte que les églises du .Moyen Age sont bien réellement, comme Ta dit .Michelet. « de splendides actes de foi ».

Le plan de ces églises romanes ou ogivales est à PL.\NS peu près partout le même : elles sont construites en

DES ÉGLISES forme de croi.x. Primitivement elles n'étaient que des copies des halles ou « basiliques » romaines : de longues galeries droites, à plafond, terminées à l'une de leurs extrémités par une partie en demi-cercle, Vatside ou le chevet. A une époque voisine du règne de Charlemagne. on imagina découper Tunique galerie primitive, aux deux tiers environ de sa longueur, par une galerie transversale, le transept, qui fc^-me les bras de la croix.

La tête de la croix, allant du transept à l'abside, forme le chœur, partie où s'élève l'autel, et qui est réservée au clergé. Le pied de la croix, partie où se réunissent les fidèles, reçut le nom de nef — le mot veut dire vaisseau — lorsque le plafond eut été remplacé par une voûte dont la forme rappelle la carène dun navire renversé. La nef est généralement complétée à uauche et à droite par deux nefs moins élevées, les collatéraux ou bas-côtés, dont la séparent les rangées de piliers qui .soutiennent les voûtes.

Au-dessus des bas-côtés, court une galerie qui prend jour sur la nef par des baies à triple ouverture, d'où lui est venu son nom :1e triforiiim. Aux extrémités des nefs et du transept s'ouvrent les portes, abritées sous des voussures qui, en avant de chacune d'elles, forment un abri, le portail. Le portail central ou grand portail est encadré de deux tours. 11 existe, en outre,

souvent un c!<hiier — en italien le c.impjnilc — qui parfois est complètement détaché de Téiilise. comme on levait au Dôme de Florence, à Saint-.Marc à \'enise. à Saint-Michel et à la cathédrale à Bordeaux.

On a beaucoup disputé et Ton dispute toujours sur

L'ARCHITECTURE les Origines de l'architecture romane. Les uns la

ROMANE tiennent pour dérivée de l'architecture romaine, et

c'est de cette opinion même que lui est venu son nom. D'autres estiment que beaucoup de ses éléments sont venus d'Orient, surtout

d'Antioche et d'Alexandrie, t^ ^, Chapelle

apportés soit par des

moines revenant de pèle- ff" ,,, ^Fenêtre

rinag-es en Terre Sainte, soit par les colonies de Syriens, qui trafiquaient dans nombre de villes françaises et italiennes, \aples.

Porte

Façade du Parthénon Plan d'cnk kglise romane.

Cathédrale d'Ansfoulême.

CocPE d'une tr.wée d'église romane

Cathédrale d'Angouléme.

Sur le plan, les parties noires représentent les murs et les piliers. Les piliers dans l'architecture romane sont énormes . on s'en rendra compte en comparant avec les points noirs .}ui, à la page suivante, dans le plan de Xotre- Dame de Paris. — architecture ogivale, — représentent aussi les piliers. A droite du plan on areprésenté par deux traits deu.x entés du Parthénon, sa largeur et sa longueur, à la même échelle gue l'église d'Angoulême et que Xotre-Dame de Paris. La coupe est faite sur le côte gauche, du 2" .17/ .^' pilier. Elle est à la même échelle que la coupe de Notre-Dame de Paris, donnée à la page suivante. Les arcs des fenêtres et des voûtes sont en plein cintre.

Rome, Ravenne. Lyon. Bordeaux, Orléanç, Paris, et jusqu'à Trêves, à la porte de l'.Mlemag-ne. Quoi qu'il en soit, il est certain que le style roman était constitué vers la fin du dixième siècle, et que les chefs-d'œuvre de ce style ont été édifiés dans

A ClVILISATinX.

la seconde moitié du onzième siècle el la première moiiic du douzième, de loOo à nnn.

11 est caractérisé par l'emploi de voïiles el d'arcs ayant, les premières, la forme d un demi-cylindre, ce qu'on appelle les voûtes en tercenii. les seconds la forme de demi-circonférence.

ce que l'on appelle le pleiii cin- *t Irc. Les pieds des voûtes et des

, J» Chœur, « abi^

û Transept ^

Façade du Parthénon

Pi AN DUNE ÉGLISE OGIVALE.

Notre-Dame de Paris.

CniPE n'U.XK KiiLISE OGIVALT.

Notre Dame de Paris.

On a laissé en blanc la nef el le transept, qui forment une croix. On a couverl de hachures les bas-côtés. Les points noirs sont les piliers ; les barres noires, les contreforts. \olre-Dame mesure i3o mètres de long et 48 mètres de large : le Parthénon a Athènes en mesure ~o el ?(j. La nef à 34 mètres de haut. Le fronton du Parthénon monte a I- mètres. — Dans la coupe, faite à hauteur du Ir.iiisept.

exactement à l'échelle du flan, on a grisé tout ce .]ui est l'interieur^de l'Eglise.

arcs s'appuient soit sur des colonnes trapues que terminent de larg-es chapiteaux aux formes ramassées, soit sur de massifs

iiis i( nui: \i( ii)i:i;\i;

Onzième siècle. — Vue latérale ^'église romane.

Notke-Dame a Poitiers.

l^hotographic Neurdcin.

Xolre-Dawe-la-GraiiJe à Poitiers fui consiniilc, Ji Li fin Jii onoiùinc siècle: ^iiel^iies aJdilions y furent failes au ^uimième cl au seizième siècle ; U phah' graphie montre fréciscmenl au fond à droite une s^rande fenêtre ogivale. J.'ensemtle est massif et lourd. Les voussures du portail s'appuient sur des colonnes courtes et trapues. -Sur les entes les contreforls. engagés dans la muraille qu'ils soutiennent, n'offrent qu'une faillie saillie: des arcades qui servent à les joindre l'une à l'autre donnent à l'ensetnl-le une certaine élégance. Les tourelles sont terminées par des toits coniques formés de pierres imbriquées. Le clocher s'élève au-dessus du ch<cur. Il est fait d'une tour carrée terminée par une lanterne ronde à toit conique. La décoration de la façade est à rapprocher de celle de ."iaint- Pierre d'Angouléme, page 162.

piliers. Dans certaines récrions on a subslituc aux voûtes un mode de couverture plus hardi et fait usage de coupoles, à limilation des architectes byzantins et de Sainte-Sophie àC-onstantinople. \'oûtes et coupoles pesant lourdement sur les murailles et tendant à les faire s'écarter, celles-ci sont soutenues à Texterieur .par d'autres piliers, les contreforts, qui montent à peu près jusqu'à la naissance du toit. Pour diminuer le moins possible la force de résistance des murs, on n'y ouvre que de rares fenêtres et de médiocre dimension. Aussi l'ég-lise romane est en irénéral assez sombre. Dans son ensemble elle laisse surtout une impression de force un peu lourde et de solidité.

A ( IVILISATION

Douzième siècle.— Intérieur d'église romane. — S.\int-Pierre a Angollê.me. Photographie Robert.

Au fond, le chœur. A droite et à gauche les lourds et massifs piliers sur lesquels retombent les pieds des arcades de la nef. Celles-ci ne sont pas du plein cintre parfait et commencent à s'effiler en pointe. La voûte est ici remplacée par des coupoles, mode de couverture caractéristique de l'école poitevine, et que l'on retrouve à .Saint-Front de Perigueu.x, à Xotre-Dame du Pur. Il passe pour inspiré de l'architecture tyzantine. D'oii le nom d'églises romano-l'vzantines donné souvent aux églises qui sont ainsi couvertes. Comparer La vue intérieure de Xotre-Dame de Paris, page lù- ; l'échelle des deux photographies est sensitlemcnt la même: rapprocher également les plans et les coupes, pages i58 et iSg.

La décoration est déjà brillante. A Tinterieur les SCULPTURE murs sont couverts de fresques représentant des épi- ROMANE sodés de l'Evangile ou de la vie des Saints : ces

peintures ont été malheureusement détruites dans la plupart des ég-lises tYançaises. et l'on n'en trouve plus guère de restes importants qu'à l'église de Saiiit-Savin, près de Poitiers. Les chapiteaux des colonnes offrent des sculptures maladroites mais originales, enlacements de feuillages, animaux imaginaires, scènes de la Bible. A l'extérieur, des arcades disposées en plusieurs étages, comme à Xotre-Dame de Poitiers ou à Saint- Pierre dWngoulème, s élèvent le long des façades. Sur les voussures des portails sont sculptés des damiers, des rosaces, des chevrons, des festons en dents de scie, des entrelacs, primi-

A. MAi.KT. — Histoire moderne. !•

T.1a>{oP.

Douzième SIÈCLE. — Façade d'église romane.

Saint-Pierre a Angoclême.

Photographie des Monuments historiques.

Saint-Pierre d'Armoulême, la cathédrale, date du début du douzième siècle : commencée en iioS, elle était achevée en 1128. Sa façade offre un des plus riches spécimens et des plus caractéristiques delà sculpture romane. Elle piesente quatre étapes de grandes arcades superposées, deux étages d arcades plus petites, touth en plein cintre. Le dernier étage d'arcades forme le pignon et les fenêtres des tours. Au sommet de la grande arcade centrale un tasrelief représente le Christ procédant au Jugement dernier; dans les tympans des arcades latérales sont sculptés des anges sonnant de la trompette, des morts sortant du tombeau, des démons entraînant les réprouvés. Une seule fenêtre au-dessus du portail domine de la lumière a la nef.

l.A CIVILISATION. ,(,-5

livcnienl rehaussés de couleui^ \i\u> cl ùur. Celle décoraiicjii sculpturale devint de plus en plus riche, et dans nombre d e^-lises, les tympans au-dessus des portes sont entièrement couverts de bas-reliefs d'un art encore o-auche. dont le Jut^ement Dernier fournit généralement le Ihéme.

Tels sont les traits caractéristiques de l'architecture LES ÉCOLES romane. Mais entre les multiples productions de l'art LES ŒUVRES roman, il existe soit des dissemblances, soit des

similitudes qui permettent de distinguer de nombreuses écoles. Pour la France seule on en peut compter au moins six: l'école d'Auvergne, la plus anciennement constituée, celle de Provence et Languedoc, les écoles du Poitou, de Normandie, de Bourgogne, enfin l'école du Nord. Une des originalités de l'école auvergnate, dont Notre-Dame-du-Port à Clermont donne le meilleur type, est la décoration extérieure faite en grande partie de mosaïques de pierres rouges, blanches, noires. L'école du Poitou, à Saint-Pierre d'Angoulême, à Saint-Front de Périgueux, remplaça les voûtes par des coupoles, employées aussi à Notre-Dame du Puy, magnifique église en partie de l'école auvergnate. L'école normande, la plus hardie par l'élévation des voûtes, a produit entre autres œuvres remarquables l'église de Jumièges, aujourd'hui en ruines, l'Abbaye-aux-Hommes et l'Abbaye-aux-Dames de Caen. Saint- Lazare à Autun, Sainte-Madeleine à Vézelay; Saint-Trophime à Arles, Saint-Sernin à Toulouse sont les créations les plus importantes, les deux premières de l'école bourguignonne, les autres de l'école provençale et languedocienne.

De toutes les écoles romanes la moins brillante fut ARCHITECTURE lécole du Nord de la France. C'est d'elle cependant OGIVALE qu'est sortie au douzième siècle la plus savante et la

plus religieuse des architectures, celle où s'est le mieux traduit l'élan de l'àme vers Dieu, l'architecture ogivale. Au seizième siècle, avec une intention de mépris, les Italiens — Raphaël, dit-on, le premier — l'ont appelée gothique, entendant le mot dans le sens de barbare. Le mot est resté. Au vrai, il faudrait dire, comme on faisait du reste au Moyen Age, V architecture française. En elî'et. elle est née dans l'Ile-de-France, et par ses qualités de logique et d'élégance, comme par tout ce qu'elle trahit d'aspiration vers l'idéal, elle est dans les arts la plus originale et la plus pure expression du génie français.

L'architecture ogivale découle tout entière d'un mode nouveau de construction des voûtes. Dans la première moitié du douzième siècle, un maître dœuvre inconnu imag-ina d'élever sur quatre piliers une véritable charpente de pierre, formée de deux arceaux croisés, et de bâtir la voûte en l'appuyant aux quatre membres de la charpente. Ces arceaux destinés à accroître la solidité de la voûte furent appelés d'un mot tiré du verbe latin « aug-ere » — accroître — arcs ogifs ou bien ogives. On nomma voûtes sur croisée d'ogives, les voûtes élevées selon ce nouveau système. Les arcs y sont non plus en plein cintre, mais brisés. Toutefois et contrairement à une croyance assez commune, ce ne sont pas les arcs brisés, employés déjà dans l'architecture romane, mais seulement les voûtes sur arcs croisés qui caractérisent l'architecture ogivale.

A la transformation de structure des voûtes correspondit une modification dans la disposition des contreforts. On les amincit et on les dégagea du mur, et ce fut par l'intermédiaire d'une série d'arches légères, les arcs-boutants. lancés des contreforts aux piliers, qu'ils étayèrent l'édifice.

Le système des croisées d'ogive et des arcs-boutants assurait une si narfaite solidité qu'il fut possible de donner aux nefs des dimensions énormes. La voûte s'élança à .14 mètres de hauteur à Notre-Dame de Paris, à qS mètres à la cathédrale d'Amiens, à 48 mètres à celle de Beauvais. Les piliers allégés, formés de faisceaux de colonnettes, montèrent d'un jet, comme de minces troncs d'arbres, jusqu'au faîte de l'église, épanouis sous la voûte en multiples nervures pareilles à des branches. Entre les piliers rien que le vide : comme ils suffisent à porter la voûte, les murailles ont été presque complètement supprimées. A leur place s'ouvrent, découpées en forme de pointe de lance, d'immenses baies entre lesquelles. — par exemple à la merveilleuse Sainte- Chapelle de Paris, — les piliers ne tiennent pas plus de place que les montants de fer aujourd'hui dans nos serres. En fait l'emploi des fermes métalliques a seul permis aux architectes de nos jours d'égaler la hardiesse des monuments de l'art ogival. A l'extérieur les tours dressées de chaque côté du portail sont elles-mêmes percées à jour par de hautes fenêtres; elles encadrent une fenêtre ronde, la rose, pareille avec ses vitraux à un soleil de pierre et de verre. La lumière entre à flots dans l'intérieur de l'église, d'où se dégage en toutes ses parties une impression de force intelligente et d'audacieuse légèreté.

A Civil. IS.\TI<»\.

Treizième SIÈCLE. — Chevet d'lxe église ogiv.^le. — Notre-D.\.me de P.\ris. Photographie Hachette.

Crimnie".cée en Ji63, œuvre de iévê^jue Maurice Je Sulli et de Jean de Chelles. Xotre-Djine est la cathédrale de Philippe Auguste. Le plan intérieur apparaît du dehors arec une admirable netteté. D'abord le chœur avec les arcs-routavts tendus, comme des t-ras, des contreforts à la naissance des voûtes: puis le tras méridional au transept et sa masînifique rose; sur la croisée du transept et du chœur, la flèche: derrière le transept, et masquée par lui. la nef : enfin les tours hautes de 68 mètres si puissantes et hardies, avec leurs taies plus hautes à elles seules .]ue des maisons de sept étages. Xul monument ne donne autant que Notre-Dame l'impression de force et de légèreté, surtout de hardiesse calculée et logique, qui est la caractéristique de l'architecture ogivale.

HISTOIRE MObEUXi:

"^^Uy^t.

Treizième siicci.e. — Façade d'hglisk ogivale. — Notre-Dame de Reims. Photogrraphie Neurdein.

Œuvre de Jean d'Orbais, commencée sous Philippe Auguste, en iiii, achevée sous saint Louis, en 1241, la cathédrale de Reims, où les rois de France se faisaient sacrer, est un des chefs-d'œuvre de l'art ogival. Ha façade, avec ses 53o statues, ses tours ajourées hautes de 82 mètres, les deux roses du grand portail, est la plus belle qui soit, une dentelle de pierre.

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