SECONDE
A, concours des Turcs qui, en 1029, vmrent assiéger
QUATRIÈjVIE ^ ienne, François 1", dès la setonde guerre (i52ô-
GUERRES 1529), obtenait, au traité de Cambrai (1529), que
Charles-Quint renonçât à réclamer la Bourgogne.
Sur ce point, le traité de Madrid était annulé. Mais l'on ne
devait pas obtenir davantage par la suite.
La troisième guerre (i536-i538) et la quatrième (1542-1546) furent bien marquées par quelques succès. Dans la troisième guerre en i536. la Savoie et le Piémont, possession du duc de Savoie, allié de Charles-Quint, furent conquis et restèrent occupés pendant vingt-trois ans (i536-i559). Dans la quatrième guerre, en 1544, ^^^ brillante victoire fut remportée dans le Piémont à Cérisoles par le duc d'Enghien. un général de vingtcinq ans. .Mais les échecs furent aussi nombreux que les victoires, et la France fut encore à deux reprises envahie. Eni54ô, les Impériaux au nord entrèrent en Picardie, tandis qu'au midi Charles-Quint pénétrait en Provence et s'avançait jusqu'à Arles. Pour le contraindre à la retraite les Français, brûlant les villages et les récoltes, firent eux-mêmes le désert autour de son armée; il lui en coûta 20 000 hommes sans combat. En 1.544. au lendemain même de Cérisoles, Charles-Quint entrait en Champagne, la traversait tout entière, et parvenait jusque devant Meaitx. à moins de cinquante kilomètres de Paris, tandis que le roi d'Angleterre, passé du côté de Charles-Quint, s'empa-
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24o HISTOIRE .MODERNE
rait de Boulogne. Si bien que la paix, obtenue une fois encore i;râce aux opérations des Turcs en Hongrie, et sig-née à Crcpy. près de Laon, ne fit que confirmer la perte de l'Artois et de la Flandre. François F' mourut peu après (1.547).
O^iand sous Henri H la g:uerre reprit pour la cin- " ^ * quièmc fois (i552), les Français abandonnèrent pres-
OCCUPITION ^"^ l'Italie : l'effort principal porta à la frontière du DES nord, et à l'est vers la Moselle et le Rhin. L'alliance
TROIS ÉvÊCHÉs essentielle fut alors non plus l'alliance turque, mais l'alliance avec les princes protestants allemands. Ceux-ci. en lutte avec Charles-Quint depuis plusieurs années', demandèrent à Henri II un secours en argent. En revanche, par un traité nég^ocié à Chambord et signé à Friedwald en Hesse (janvier-février i552), ils lui reconnurent le droit d'occuper trois villes de l'Empire, françaises de lang-ue et de population : Met:. Toul. Verdun. Henri II prit immédiatement possession de ces villes, célèbres sous le nom des Trois-Èvêchés lavril i552), et poussa même jusqu'à Strasbourg.
Charles-Quint essaya presque aussitôt de reprendre DÉFENSE Metz. Il la tint' bloquée pendant deux mois et demi
DE METZ avec 60000 hommes (igoctobre i5.52-i" janvier 1.553).
La place n'avait que loooo hommes de garnison, mais "commandés par un chef résolu, le duc François de Guise : tous les assauts furent repoussés. D'autre part le froid, des inondations rendirent intenables les camps de l'assiég-eant ; la maladie se mit dans ses rangs. Le V janvier i553, Charles- Quint dut se retirer, abandonnant, avec la plus grande partie de son matériel, ses blessés et ses malades, et ne raramcnant pas avec lui 20000 hommes.