‹ Histoire moderne; rédigé conformént aux programmes officiels du 31 Mai 1902. Classe de seconde A B C DChapitre 94 sur 118 · I. Voir ci-dessous, chapitre X · texte numérisé non relu

I. Voir ci-dessous, chapitre X

Ll'TTE ENTRE LES MAISONS DE FRANCE ET DAITRICHE. 2^1

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.Metz. — La Porte des Allem.\nds.

Photographie Neurdein.

Ce fui contre /j porte des Allemands que Charles-Quint dirigea ses premières attaques, quand il essaya, en i552, de reprendre à la France Meta, litremenl cédée par les princes allemands à Henri 11, paire que • la langue allemande n'y était pas en usage ». La porte des Allemands était ainsi nommée parceque, placée sur le front Est de l'enceinte, elle était l'entrée des gens venant d'Allemagne. Au temps du siège elle s'ouvrait entre les deu.x tours rondes à toit en poivrière, qu'on aperçoit à gauche et en arrière de l'ouvrage crénelé. Celui-ci fut ajouté au di.x-huitiéme siècle pour renforcer la défense.

les Pays-Bas (octobre i555). la Franche-Comié, entin l'Espagne et VAmériqtie (janvier 1.556). Quelques mois après, en faveur de son frère Ferdinand, que la mort du roi de Hongrie Louis Jagellon avait rendu maître vingt-cinq ans plus tût. en vertu d'un contrat de famille, des couronnes de Hongrie et de Bohême. Charles-Quint renonça aux possessions allemandes des Habsbourg-, et à la couronne impériale (septembre i556). S'étant ainsi dépouillé de toutes ses dignités, il se retira en Espagne, dans un palais près du monastère de Saint- Just. Il vécut là deux ans encore, non pas en moine, mais en souverain, entouré d'une cour brillante et nombreuse, s'intéressant toujours à la politique, et suivant avec passion les péripéties de la lutte entre Philippe 11 et Henri II. Il mourut en i558.

A. .MALiiT. — Histoire modonic. l<i

'}'ri HISTOIRE MODERNE.

L'ahdicalioli Je Cliaiies-Oiiinl cl le parlai:e de son empire étaient pour la France une véritable victoire. La maison d'Autrichu était désormais coupée en deux : les Habsbourg d^Autriche. les Habsbourg d'Espagne. Sans doute les uns et les autres étaient également ennemis de la France, et leurs ressources demeuraient au total les mêmes que celles de Charles-(^)uint. Mais du moins ces ressources n'étaient plus à la disposition d'une seule volonté: la concordance des efforts ne pouvait plus être aisément obtenue. La facilité d"agir était accrue d'autant pour la France.

Avant d'abdiquer la couronne d'Espagne. CharlessixiEME GUERRE Qy^i^^[ ^^^i^ eng^ag-é des nég^ociations de paix avec

PRISE o p tr f

^ ^ , .,^ Henri II. Elles avaient abouti à la trêve de Vaticelles. DE CALAIS. .,,.,„,- -- . , . ,x

près de Cambrai (février 1006), qui confirmait Henri 11 dans la possession des Trois Évéchés et du Piémont. La trêve fut imprudemment rompue par le roi de P'rance. Au début de 1557, il attaqua Philippe IL Les forces du roi d'Espagne étaient alors grandement accrues par suite de son mariag"e avec la fille d'Henri VIII, Marie Tudor. reine d'Ang-leterre; les armées anglaises se trouvaient ainsi à sa disposition. Une éclatante victoire gagnée sur le connétable de .Montmorency devant Saint-Quentin, et bientôt suivie de la prise de la place, ouvrit un moment à Philippe II la route de I^aris (août 1.5.^7). Mais il ne sut pas poursuivre son succès. Quelques mois après, le duc de Guise vengea la défaite de Saint-Quentin. En plein hiver, concentrant rapidement ses troupes devant Calais, il enleva de vive force en quatre jours les forts et la citadelle; deux jours plus tard il faisait capituler la ville elle-même, où les Anglais étaient établis depuis deux siècles (i-ô janvier i558). Au mois de mai suivant. Guise s'empara de Thionville, puis il occupa le Luxembourg.

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