Graveurs
Il à été dit‘ qu'au commencement de 1792, il n’y eut pas de changement apporté au personnel de la Monnaie. Philippe Robin qui en était graveur depuis 1781, mourut le 12 octobre 1792, el, désormais, la Monnaie n’eut plus de graveur atlitré.
Le 10 août 1794*, la Commission révolutionnaire ouvrait un concours pour le dessin des coins destinés à l’écu de 12 ff. Le projet du peintre Saint-Ours* fut gravé et présenté à la Commission révolutionnaire par le Conseil administratif. On a quelque raison de supposer que le graveur de ce projet fut Théodore Bonneton; le même artiste grava les coins de la genevoise et du cinq-centimes,
R. D. F., 4797,t. XXIV, p. 45. — * Ibid., p. 178. 3 Voy. M. D. G., série in-4°, t. [, p. 76 et n° 4. — * Voy. ci-dessus, p. 49. * Livre des publications commencé le 8 janvier 1794. fini le 31 mars 1795, lettre €, vol. 9, f° 34. $ Voy. ci-dessus, page 8, n. 1.
* Théodore Bonneton, baptisé le 44 juin 4762, mourut à Genève le 5 avril 4805. (Communication de MM. Eug. Riller et L° Dufour-Vernes.)
de 1794, puis ceux de l'écu de 1795; sa signature T. B. se voit encore sur un essai non adopté des six-sols de 1795.
Dans la séance du 15 novembre 1794" du Département des Arts, on présenta un projet du décime gravé par Ferrière, mais le travail en étant défectueux, il fut décidé qu’on s’adresserait à un autre artiste. Le même jour’, cette décision fut soumise au Conseil qui désigna Charles Wiélandy”. Celui-ci qui signait ses œuvres d'un W est en effet l’auteur des coins des décimes et des petits-écus de 1795.
Il est probable que les autres monnaies émises de 1795 à 1798 sont dues au burin de Bonneton ou de Wiélandy, mais on ne saurait cependant Paffirmer, attendu qu’elles ne portent pas de signature, et que les Registres publics sont d’un extrême laconisme sur ce sujel.
Le 22 octobre 1794*, le Conseil arrêta de donner au graveur 2 centimes soit 3 s. par marc de monnaies frappées. Mais le 6 juin’ de l’année suivante, Charles Wiélandy ayant fait à cet égard une réclamation, le Département des Finances arrêta de lui donner 200 ff. de plus que ce qu'il avait déjà reçu, à raison de 3 s. par marc. Wiélandy ayant demandé qu'on nommiaât des experts", ceux-ci rapportèrent, et le Département conclut avec lui en lui accordant 306 ff." pour solde de son ouvrage.
Le 5 juin 1797”, le citoyen Victor, inspecteur sur là Monnaie, reçut l’ordre du Conseil de briser les coins hors d'usage ayant servi à la fabrication du billon, et de mettre de côté, aux grottes” de l'hôtel de ville, après en avoir dressé linvenlaire, les coins ayant servi à frapper la monnaie décimale. Ni ces coins, ni cel
inventaire n’ont été retrouvés.