‹ Histoire monétaire de Genève de 1792 à 1848Chapitre 35 sur 116 · CHAPITRE I SYSTÈMES MONÉTAIRES · texte numérisé non relu

CHAPITRE I SYSTÈMES MONÉTAIRES

Le 31 décembre 1813, Genève deélachée de la France était rendue à elle-même, et, le 12 septembre 1814, elle entrait avec Neuchâtel et le Vallais dans la Confédération des 22 Cantons que devait régir le pacte de 1815.

En consacrant la souveraineté des Cantons, le pacte laissait à chacun d’eux le droit de battre monnaie, si bien que Genève se trouvait au point de vue monétaire et vis-à-vis de la Suisse dans une situation assez semblable à celle qu’elle occupait avant son annexion à la France. Deux systèmes monétaires s’offraient à elle. Le premier, le plus ancien, celui qu’en définitive la population n'avait jamais abandonné’, était le florin et la livre courante. Le second, était le système décima français. Entre ces deux voies, l’hésitation ne pouvait être longue, la restauration de l’ancienne République entrainait forcément le retour aux anciennes dénominations et aux anciennes monnaies.

Le 21 mars 1816*, une loi établit la valeur précise de la hvre courante et le

* On peut donner de ce fait une preuve officielle, Un ordre du jour donné à Lærrach, le 27 décembre 4843, par le maréchal prince de Sehwarzenberg, établissait en francs la valeur des espèces d’Autriche et de Prusse. Le 20 janvier 1816. le maire de Genève arrétait de donner connaissance de ce tarif au public. par la voie de l'impression. et d'y ajouter la valeur en florins, monnaie de cette ville. (Registre des publications, 18U3-A86, E. n° 26. Extrait des Registres de la Mairie de Genève du 20 janvier 1814.)

3 R.D.L.t. IL p. 115.

Page 1