‹ Histoire morale des femmes (volume 2)Chapitre 120 sur 124 · A MAURICE DESVALLIÈRES-LEGOU VÉ · texte numérisé non relu

A MAURICE DESVALLIÈRES-LEGOU VÉ

Confus mais charmant comme un paysage Qui sort tout voilé des pleurs du matin.

Combien différente est votre fortune !

Tandis que, ooucbé, toi, dans ton bercean. De tout ce qui blesse ou même importune Nous te défendons, doux et frêle oiseau ; Le voilà déjà, lui, courant le monde, Le voilà déjà, ton cadet pourtant, Par le flot qui berce et le flot qui gronde Poussé, repoussé, luttant, combattant; Et, bien que ta voix commence à s'entendre, Le voilà criant bien plus haut que toi. Et même plus haut, si je sais comprendre. Que ne le voudraient gens connus de naoi.

Que de chers regards tendrement te suivent! Que d'anges gardiens autour de tes pas!... Sans compter celui que l'on ne voit pas, £t qui veille plus que tous ceux qui vivent t Comme toi, ton frère a des coeurs à soi. Quelque sympathie aussi l'environne.

Mais si j'en suis fier, c'est lorsque je croi Que le peu d'éclat qui sur lui rayonr.e Peut aussi, cher fils, rayoniver sur toi I

Rayon fugitif! clarté passagère!

Éclat d*un moment! Et comme bient6t Tu te vengeras, enfant, de ce frère.

Qui semble aujourd'hui te traiter de haut!

Les jours et les mois, dans leur cours rapide.

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