‹ Histoire municipale de Vendome avant 1789Chapitre 16 sur 80 · ASSEMBLÉES · texte numérisé non relu

ASSEMBLÉES

Leurs attributions comprenaient les réparations des ouvrages publics, l'administration des deniers communs, les adjudications des baux à ferme (i) et revenus de la ville, la délivrance des mandats pour le paiement des ouvriers et adjudicataires des réjDarations, le logement des gens de guerre, l'examen et les arrêtés des comptes, mises (dépenses) et recettes des droits patrimoniaux, et ce que l'on appellerait aujourd'hui les affaires diverses.

Pour les indemniser des peines, soins et pertes de temps que leur occasionnait l'accomplissement de leurs fonctions, ils jouissaient de certaines exemptions d'impositions, et recevaient des gages qui, en lôôg, étaient de quatre livres par an. Le pro- (îureur de la communauté et le greffier des affaires de la ville recevaient pareille somme de quatre livres de gages, et le receveur des deniers communs, qui était commis et élu par les manants et habitants, en touchait quinze (-).

Les assemblées générales étaient convoquées aux requêt et diligence du procureur syndic, et tenues par les écheviis qui en avaient la présidence (^) ; mais cet usage fut modifié ai cours duXVII" siècle. Le bailli, représentant le duc, de quiil tenait ses pourvoirs, s'attribua d'abord la présidence, et laàt exercer, en son absence, par son lieutenant ; puis les convcations ne furent plus faites à la diligence du procureur synic, mais pour les assemblées dans lesquelles on devait procède' à

(1) Au XVIir siècle, les fermes de la ville étaient celles de barrageplaçage, poissonnerie, trompette, droit de pêche dans les fossés, et eièvement des boues.

C^) Compte municipal, Bulletin de la Société Archéologique, anné 1868, page i33.

(3) Titre de la ville (dit du boisseau d'eau).

l'élection des échevins, les convocations étaient faites par ceux dont les fonctions allaient expirer. Ils requéraient le bailli de leur délivrer à cet effet une ordonnance, et lorsffu'ils l'avaient obtenue, ils transmettaient les billets de convocation aux curés de la ville, qui les lisaient aux prônes des grand'messes paroissiales. Elle était, en outre, annoncée, criée et publiée par l'huissier concierge et le trompette de ville, par les rues, carrefours et autres lieux accoutumés à faire cris.

Ces assemblées paraissent avoir été tenues ancicnnnement, et au moins jusque dans la première moitié du XVP siècle, dans le couvent des Cordeliers. On en connaît deux qui, en i5i6 et en iSaS, eurent lieu dans leur salle, et une autre, en iSag, dans leur église (i). C'est donc postérieurement à cette dernière année que le lieu de réunion fut transféré dans la grosse tour de la porte S'-Georges, que Marie de Luxembourg avait fait bâtir et permis de conveitir en hôtel de ville (2).

Voici comment, au XVIP siècle, il était procédé dans ces réunions.

Le greffier recueillait le nom de chaque bourgeois s'étant rendu à la convocation, au moment de son entrée dans la chambre commune. Le bailli, ou à son défaut son lieutenant.

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