‹ Histoire municipale de Vendome avant 1789Chapitre 2 sur 80 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

SI l'autorité municipale qui représente la Commune n'occupe que le dernier rang parmi les Pouvoirs publics, à raison du cercle restreint dans lequel elle se meut, le rôle dont elle est chargée n'en est pas moins important, attendu qu'émanant directement de la population avec laquelle elle est en contact journalier, elle exerce sur celle-ci une action incessante et considérable.

La Commune a existé en fait longtemps avant d'avoir été instituée ou consacrée par une autorité légale. Elle est née du groupement de quelques familles, entre lesquelles s'établirent d'abord des relations de voisinage ; puis de celles-ci naquit un désir de satisfaire des convenances et des besoins semblables, qui se transformèrent peu à peu en intérêts communs. Ceux-ci formèrent à leur tour les liens naturels d'une union qui prit, avec le temps, la forme d'une Communauté d'habitants.

On connaît les conditions générales dans lesquelles ces communautés se sont formées et ont existé, jusqu'au jour on elles ont été soumises aux règles uniformes imposées par la loi, qui sont aujourd'hui la base et la garantie de l'existence de la commune moderne. Mais comme, pour certaines d'entre elles, des circonstances particulières ont pu influer sur leur développement, l'on veut essayer d'exposer celles dans lesquelles l'agglomération Vendomoise s'est constituée en communauté d'habitants.

On sait d'ailleurs qu'il serait téméraire de prétendre déterminer avec précision l'époque de l'établissement du pouvoir municipal qui a fonctionné à Vendôme depuis des siècles, car

elle se perd dans la nuit la plus obscure du moyen âge ; si des indications qui s'y rapportent ne font pas complètement défaut, elles sont tout au moins peu nombreuses et très insuffisantes.

Cependant, en les réunissant à des documents réunis déjà de divers côtés, on essaiera d'exposer sommairement l'existence de cette communauté, pour la période antérieure à la deuxième moitié du XVIP siècle ; la série des anciens registres municipaux, qui est complète à partir de cette dernière époque, fournit heureusement pour celle-ci des renseignements nombreux et précis.

On n'ignore pas que le travail qui va suivre présente bien des lacunes ; mais il n'a pas été jjossible de les combler, ce qu'il sera peut-être donné de faire quelque jour à un chercheur plus favorisé.

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