‹ Histoire municipale de Vendome avant 1789Chapitre 3 sur 80 · DE LA VILLE. PREMIERS IMPOTS · texte numérisé non relu

DE LA VILLE. PREMIERS IMPOTS

(Du AT« au A'F/« siècle.)

LA population qui s'était groupée autour de Téglise bâtie, à une époque très reculée, en l'honneur de saint Martin, dans une des îles du Loir, au pied du coteau où s'éleva le château de Vendôme, s'accrut sensiblement après la fondation du monastère de la Trinité (io4o). Elle foi*ma alors un centre où ceux des habitants qui n'appartenaient ni à la noblesse ni au clergé étaient, pour la plu^iart, engagés dans les liens d'une servitude se rapprochant de l'ancien esclavage romain, dont elle était le prolongement. Elle était dans la dépendance du comte ou de l'abbé, qui exerçaient sur elle un pouvoir sans contrôle et presque sans limite ; car la féodalité avait mis à profit l'anai'chie dans laquelle avait péri la race des Carolingiens, pour s'arroger la puissance publique et s'approprier le produit des anciens impôts, qu'elle avait transformés en droits et services féodaux et en redevances seigneuriales. Elle les avait si bien répartis et disséminés entre la multitude des possesseurs de fiefs, que ceux-ci se considéraient connue ayant un droit de propriété, portant également sur le territoire de leur seigneurie et sur la personne de ceux qui l'habitaient.

La rigueur de ce système, basé sur le servage, suscita à la longue des idées et des désirs d'émancipation qui s'infiltrèrent lentement, mais profondément, dans la masse populaire, et amenèrent, avec le temps, l'établissement des communes. Les Ven-

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